Le curieux phénomène
des "doublets"
(texte remis à Pâques 1990)
       Ce chapitre tiré du texte "Puzzle du joKriss",(remis à France-Curaille à Pâques 1990), vient de prendre une importance capitale avec l'apparition d'une caisse-ossuaire, avec curieuse inscription:
"Yaccoub, fils de Josèphe, frère de Jésus".
        Enfin une théorie réconcilie "ceux qui croient en l'existence du  Jésus, (Renan...) et ceux qui n'y croient pas, (Couchoud...)".  Le Jeshouah d'Arithmatie, créé par Pilate a bien existé; pas le cas du messie inventé par le Saul de Farce, le joKriss de Nazareth.
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     En effet, il règle le mystère évangélique. Au moment où l'on voit dans le néo-satammisme, (en philo-sauce ou théo-sauce), le remède à la petite délinquance, la caisse à Yaccoub finit d'exploser la version pontifécale. Donc aux télé-radioteurs et autres romanciers sautant dans la raffiot du "doux Jésus" cher à Daniel-Rops, je demande de choisir : "complices" ou "cons +"? (en religion: "conarDios" ou "saloparDios"? Ils méritent déjà une Dalle d'important'!
          C'est Spinoza qui le premier remarqua ce curieux phénomène testamentaire: deux oiseaux pour annoncer la fin du déluge. Ensuite, il collectionna les "doublets", dans l'Ancien Testament. Le Nouveau en regorge également.
        Mais tout dépend de la "définition": moi, j'accepte la curieuse structure, la combinaison "deux-points-guillemets-virgule"
(exemple chapitre 9 : "Alors Pierre dit:
"Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant !".
        Il s'agit de fourguer une nouvelle invention cléricale.
        J'accepte comme doublet Hypathia, (la raclée à la coquille Saint-Jacques devenant Sainte Catherine la Philosophe!
        "David", (probablement un titre comme Caudillo ou Duce, ou Führer), est la combinaison d'une berger qui tua un soldat ennemi, (probablement 'tartariné' par la suite) et d'un général du Pharaon noir. il se sauva par le Nord du Tube égyptien tandis que les Falachas s'enfuyaient pas le Sud.
        donc chasse aux doublets évangéliques: les Jacques, Josephs, Jeans,... Quant aux Maries, elles pullulent (note 1); deux exemplaires pour le vaporeux Joseph de Nazareth; juste pour expliquer les fameux "frères de Jésus".
        Quelques doubles sont bien cachés : les épouses de politiciens, Hérodiade qui "pousse" au meurtre et la femme de Pilate qui "freine"; cette dernière deviendra sainte Procla. Des féministes, ces deux renards ? plutôt des spécialistes en pièces montées.
        Le doublage ne concerne pas seulement des personnes : deux rasades lors de la "cruci-fiction". Combien de chlamydes ? rouge ou blanche ? de donateurs ? nombre de gifles ? qui a donné la vraie ?
        La gifle au sanhédrin (note 2) est probable. Un valet fait du zèle; il n'est pas réprimandé. Le détail amorce la suite : que les gardes juifs aient imaginé un "couronnement", il fallait bien passer la nuit. Mais les soldats romains étaient tenus en main. Le récit des mauvais traitements chez Pilate est suffisamment gauche pour mettre en doute la couronne d'épines et même la flagellation (point de vue confirmé par l'indignation de Renan au chapitre "Petit Théâtre").
A/ Deux Jacques :
        Alain Guillermou, "Le Livre des Saints et des Prénoms", (avec notes spirituelles de l'abbé Louis de la Bouillerie), Desclées, 1976, page 183-184 : "Jacques le Majeur, après avoir joué un rôle important dans la primitive Eglise, mourut la tête tranchée, sur l'ordre d'Hérode Agrippa, en l'an 42... L'Eglise vénère UN AUTRE saint Jacques, dit le Mineur, à cause de sa petite taille. Il joue LUI AUSSI un grand rôle à Jérusalem. Il fut COMME LE PREMIER EVEQUE de Jérusalem. Il AURAIT ETE lapidé par les Juifs dans le Temple où il prêchait, vers 66..." (probablement assassiné par ordre du Sanhédrin).
        Le "Dictionnaire des Prénoms et des Saints", (Piérrard, Larousse, pages 113-114), attribue le direction du groupe aux deux Jacques, et sur la même page 113. On finit par les confondre, (les fondre ensemble, note 3), et c'est peut-être vérité évangélique.
        Combien de temps durera (et pourquoi) la coutume de donner à ce "Majeur", probablement inventé, ce qui revient au "Mineur", prouvé historiquement :
        "Immédiatement après la mort de Jésus, son frère Jacques dirigea l'Eglise de Jésus. Or dans les Evangiles, ce même Jacques paraît totalement étranger à la vie et à la mission de Jésus. Qui plus est, le court portrait qui en est tracé LE MONTRE VIOLEMMENT HOSTILE à Jésus et LE TENANT POUR FOU. COMMENT SE FAIT-IL QU'IMMEDIATEMENT APRES LA MORT DE JESUS, IL DEVINT BRUSQUEMENT LE CHEF VENERE DE L'EGLISE ?... les textes restent étrangement muets là-dessus. (Hyam Maccoby, pages 13-14). On pense à Jack Kennedy reprenant la suite de Joseph, son aîné. Une sacrée pierre dans le jardin Pierre-Paul !
        L'existence des "apôtres" n'étant pas prouvée, il est facile d'en créer. MAIS COMMENT LE LECTEUR SENTIRAIT-IL LE BESOIN DE REINTRODUIRE
        JACQUES (DIT LE "MINEUR") DANS L'EVANGILE HISTORIQUE. Qui nous rapporte que sous son pontificat, la Palestine est anormalement calme; qu'il est  assassiné lors d'un changement de procurateur... Mais j'admets qu'un fabricant de vérités avale difficilement que sa fête de Pâques, c'est l'avènement de Jacques. Iéshouah a échoué, longue vie à Yaccoub et pax romana in Galilea !
B/ Les Josephs :
        Renvoyons le faux cocu de Nazareth chez sainte Barbe, l'inexistante; nous avons un remplaçant de choix : Josèphe dit Flavius. Une analogie peut aider: le dit Josèphe, de bonne famille, est envoyé pour convaincre les Galiléens de se tenir tranquilles. Sans quoi "les Romains viendront et ils détruiront tout". Mais le Jean-Baptiste de l'an 70 n'est plus un petit shampouineur de marigot; il a réuni des troupes. Jésus II (Josèphe), dépassé, doit donner des preuves. Il entraîne, fortifie les villes "à la romaine". Curieux, elles tombent à la première attaque. Au siècle de Victoria, les Anglais plaçaient les écrits de Flavius Josèphe près de le Bible. Une sacrée intuition. Un livre à mettre sur les tables de nuit des bons hôtels... (note 5).
        Mais parlons du Père Joseph (l'arimathicien), assez semblable à notre Eminence Grise; tapi dans l'ombre, il apparaît lorsque les affaires se gâtent : "Si Jésus n'avait eu pour disciples que ses pauvres Galiléens, timides et sans crédit, il eut été déposé dans le lieu infâme destiné à la sépulture des suppliciés. Mais nous avons vu que, malgré son peu de succès à Jérusalem, Jésus avait gagné la sympathie de quelques personnes considérables (note 4, "intéressant mais pas nouveau"), qui attendaient le royaume de Dieu, et qui, sans s'avouer ses disciples, avaient pour lui un profond attachement... Joseph était un homme riche, de la petite ville d'Arimathie, membre du sanhédrin... Renan, "Vie de Jésus", page 407.
        Décidément, Renan voit tout mais ne connaît pas Kennedy Senior : le premier candidat, -un Joseph, par hasard bien fait-, meurt; il sort sa deuxième carte, Jack (en hébreu, Yaccoub, par hasard). Renan doit demander si Joseph d'A. ne serait pas le vrai Joseph de Nazareth, vraiment utile pour combler les trous du petit théâtre : pourquoi Pilate disparaît si souvent ? incontinence d'urine ou besoin de conseils ? Idem, pourquoi Jésus se volatilise régulièrement de Galilée ? pour chasser les démons, simpliste... Je cherche un tire-ficelle. Le montage arimathicien me botte.
        Une affaire bien montée: dans un complot, mettre peu de monde au parfum.
        L'Occupant avait produit des politiques raffinés; pourquoi pas  l'Occupé ? La parade du Temple ne manque pas de sel dans cette théorie : obliger les conspirateurs à évacuer leur "Messie", chapeau ! (parabole pour comprendre : un ministre ultra fut contraint de liquider l'Algérie française). Paradoxe, sans le vouloir, les prêtres vont contribuer au succès de l'Opération Galilée; et finalement jeter les bases d'une religion rivale.
        Parmi les hypothèses, certaines sont déterminantes. d'autres ne sont que curiosité intellectuelle, sans conséquences. Donc, pour le plaisir : "Joseph retourne voir Pilate". Thèse officielle, pour demander le corps. L'autorisation d'utiliser son jardin, sa tombe, inclut le permis d'inhumer. En réalité, l'Eminence Grise va rassurer le copain Pilate : le sanhédrin, roulé dans la farine !
        Des variantes sont possibles : exemple un Jésus Pinocchio. Les comploteurs décident de s'en débarrasser. Analogie : le bandit Mexicain à qui sa mère fait croire qu'il sera fusillé avec des balles en carton; pour qu'il soit aussi héroïque que ses frères. Donc, "Samma Labactani" prend un autre sens : Jésus se rend compte qu'il est abandonné. Le soldat exécute le "plan vinaigre". Pas le temps de lui casser les jambes : s'empresser de le faire taire, qu'il ne vende pas la mèche... Actuellement, un coup de pique sérieux, mortel, peut arranger certains prêcheurs. Je me répète : proposition indifférente.
        Indifférent égale : une tactique n'est pas la stratégie. Inverse : la stratégie se réalise par diverses tactiques. Une ville se prend par surprise ou après bombardement. Nos discutes sur hallebarde prônent cette logique : la ville n'a pas été prise, parce que les assaillants n'ont pas sauté en parachute, comme vous le prétendez; ils ont pénétré par les égouts. Donc, parole d'évangile : le coup de lance est inventé, superficiel et réel. Votre choix ne changera rien à la solution finale. Seul apport de l'hypothèse numéro trois : un problème un peu plus fouillé. Le rôle de Xst devient limité; un mercenaire, un "katangais" qui passe derrière ses commanditaires, les "tire-ficelles", qui explique "mieux" les chasses au démon et les visites au désert. Schonfield n'a pas oublié la question correcte : qui a mis dans la tête de Xst qu'il est le "Messie"?
        Nos Rothschild, Jo et Nico, "pigeaient" le problème juif. Il faudrait, pour une démonstration solide, reconstituer le milieu de l'époque; et ce serait long. Lorsqu'un petit peuple s'installe sur le Grand Boulevard de l'Antiquité, où les armées des environs organisent leurs parades, il ne peut que choisir un Protecteur-Colonisateur. Les périodes de résistance avait produit l'esclavage et la première multinationale. Les affaires étaient bonnes pour les aristocrates de la City; grâce au nettoyage de la Méditerranée par Auguste. Auparavant, la moitié des dons terminait chez les pirates. Tout prêtre apprécie l'ordre. Peu à peu la religion devenait un lien, un signe de reconnaissance et d'exclusion des "goys".
        Seul problème, ces Galiléens, semi-sauvages, détestés des Judéens, écartés des bienfaits de l'Occupation, qui se révoltaient à chaque mise en jachère. Tous les soulèvements partirent de chez eux; le premier qui atteignit la Judée mit tout à sang et provoque un holocauste des riches.
        Voilà ce que raconte Josèphe dit Flavius, ce qu'il fut chargé d'éviter, quarante ans après Jésus; il échoua mais ne fut pas crucifié : il termina sa vie dans le luxe, avec beaucoup de temps pour composer son évangile. Essaya-t-il de nous parler de Xst son grand frère ? Probable. Qui a supprimé le passage ? les chrétiens ? ils auraient "mouillé" le texte, "ad majorem Christi gloriam". Flavius lui-même ? au moment où il est accusé de "trahison" ? Qu'importe, Josèphe ne pouvait dire "N'attendez plus le Fils du Dieu Vivant; je suis le Fils vivant de Dieu" (apprécions l'inverse).

C/ Le cas de Jean :
        Les théologiens l'admettent, le quatrième Evangile est l'œuvre de deux Jeans; (et deux douzaines ne me surprendraient pas). Nous intéresse ce Jean, pauvre pécheur, ayant ses entrées partout, toujours présent au moment historique; guide de Pierre et jamais trahi par un accent gaulois.
        Alors, ce "disciple bien-aimé". Un grattage ? Le "fils bien-aimé" ? On comprend mieux qu'il navigue dans le Temple s'il s'agit du petit-fils d'un personnage des lieux.
        Mais alors, Cana ? mariage du Messie ? Même Hollywood connaît ce cas du politicien qui vient "planter racine" dans un Etat. Cette théorie explique beaucoup plus. Le Jésus réel dépassait les quarante ans. Or la loi, les coutumes juives n'auraient jamais toléré un célibataire à cet âge; sans enfant. L'Evangéliste Johannes est le seul à raconter l'épisode. Une idée derrière la tête ? un rappel que l'Opération commence par son propre mariage ? quels gentils tourtereaux, Mady et Jeannot. Une alliance en vaut une autre et donne le même résultat politique. Qu'un autre explique l'histoire d'un Dieu qui envoie son Fils (unique) offrir du gros rouge à des gens qui n'avaient plus tellement soif...

D/ Le saint patron des frimants :
        "Le condamné à la croix devait porter lui-même l'instrument de son supplice. Mais Jésus, plus faible de corps que ses deux compagnons, ne put soutenir le poids de la sienne. (Renan n'explique plus "à la franciscaine", par les coups de fouet; il "inverse" : la conclusion fournit la prémisse! la charge le dépasse donc il est débile!). "L'escouade rencontra un certain Simon de Cyrène... Il raconta peut-être plus d'une circonstance dont il avait été témoin". Renan, pages 397-398.
        L'apparition de Simon, (peut-être une tentative de substitution par le trio Pilatus-Hérode-Arithmaticien), est utile aux théophiles qui déduisent que Dieu ne peut mourir... Que Simon assume, jusqu'au bout ! Simon, le premier cascadeur, la première doublure style Hollywood, (Saintbois, en anglais). Après le chapitre "gagner du temps", l'épisode "ne pas fatiguer la vedette". L'important, savoir si Xst fut crucifié et résoudre la paradoxe de Diderot: "un Dieu qui exige sa propre mort pour se faire plaisir").

Autres cas de doublets :
        Jean, 19,29 : "Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche..." Comme toujours, Jean est plus précis. Mais pourquoi ne pas mentionner ce vase dès la première rasade ?
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        Matthieu, 27-34, (premier service) "ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel; il en goûta et N'EN VOULUT POINT BOIRE."  Et, (deuxième service), 27,46-48 : "Jésus clama un grand cri... Et AUSSITOT L'UN D'EUX COURUT prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre, et, l'ayant mise au bout d'un roseau, il lui donnait à boire."
         Le soldat exécute un ordre ? Schonfield fait remarquer qu'en ce temps-là on connaissaient les somnifères... (Le Louvres en témoigne!) 
        Théorie : Jésus signale qu'il est à bout de force. On "fixe" sa pâleur en l'endormant pour un temps...
E/ La mise au tombeau
        Jean 19, 39-40 : "NICODEME... vint aussi, APPORTANT UN MELANGE DE MYRRHE ET D'ALOES, d'environ cent kilos. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent avec des linges, avec les aromates,..." (Pas de femmes).
 
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         Matthieu 27,59-61 : "Josephprit donc le corps, le roula dans un linceul propre et le mit dans LE TOMBEAU NEUF QU'IL S'ETAIT FAIT TAILLER DANS LE ROC; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla...  Or il y avait là, (donc "au parfum"!), Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre."
           Luc 16, 1 : (deuxième mention d'aromates), "Quand le sabbat fut passé, Maria de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, ACHETERENT DES AROMATES pour aller oindre le corps." (Mais Luc, plus ignare que son boss, Paul de Farce, doit tout inventer).
        Et le grand jeu ? je veux dire le DOUBLE JEU : "Les disciples avaient fui. Une tradition néanmoins veut que Jean soit resté constamment debout au pied de la croix. On peut affirmer avec plus de certitude que les fidèles amies, qui avaient suivi Jésus à Jérusalem et continuaient de le servir, ne l'abandonnèrent pas... Renan, "Vie de Jésus", Gallimard, page 400.
        Conseil à Renan : faire une "hypothèse d'explication", les "deux cercles", Initiés de la capitale et Plouks de Galilée. L'obscure devient clair ! ces disparitions de Jésus en terre infidèle, mal expliquées par des histoires de chasse aux démons; l'aise qu'il montre en Judée, la traversée de la Samarie ennemis mortelle, ses relations puissantes dans la capitale... alors qu'en Galilée, il devait envoyer ses "disciples" prêcher seuls.
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Note 1, "a muddle of Marys" :
        Méssadié, page 115 et suivantes, présente une bonne liste de Maries; mais le travail existait déjà : voir Marina Warner, "Alone of all her sex", Picador, 1976, pages 344-345 (récemment traduit en français)

Note 2, mauvais traitements et manteaux à gogo ?
      A/ au sanhédrin :
    Matthieu, 22, 67-68 : "Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent; d'autres lui donnèrent des coups, en disant : "Fais le prophète, Christ, dis-nous qui t'as frappé?"
    Luc 22, 63-65 : "Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient; ils lui voilaient le visage et l'interrogeaient en disant : 'Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'as frappé ?' Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures."
    Marc, 14, 65 : "Et quelques-uns se mirent à lui cracher au visage, à le gifler et à lui dire : 'Fais le prophète !' Et les valets le bourrèrent de coups."
    Jean, 18,22 : "A ces mots, l'un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant : "C'est ainsi que tu réponds au grand-prêtre?"
      B/ chez Pilate :
    Jean, 19,1-3 : "Pilate prit alors Jésus et le fit flageller. Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posèrent sur la tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; et ils s'avançaient vers lui et disaient : "Salut, roi des Juifs !" Et ils lui donnaient des coups."
    Luc, 23,11 : "Après l'avoir, ainsi que ses gardiens, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d'un habit splendide et le renvoya à Pilate." (également, Matthieu, 27,28 et 31; Jean 19,1 et 5; Marc 15, 17 et 20).
    Opinion de Méssadié : "L'épisode de la robe de pourpre ridicule dont Hérode aurait revêtu Jésus... est controuvée. Il est possible qu'Hérode ait donné 'une robe somptueuse' pour remplacer celle qu'il portait. Selon Matthieu, Marc et Jean, ce sont les soldats qui ont vêtu Jésus de pourpre". Méssadié. (Regrets : Matthieu, 27,31 "the soldiers took the robe off him... put on his raiment" et Marc, 15,20, "took off the purple and put his clothes on him"...)

Note 3, confusionnisme :
        Qui est Jacques le Majeur ? fils de Zébédée et de Salomé; impétueux au point d'être surnommé "fils du tonnerre". Jacques serait l'aîné de Jean l'Evangéliste, deux pêcheurs habitants de Capharnaum ou Bethsaide. On le dit cousin de Jésus et aurait appartenu aux disciples de Jean-Baptiste que Jéshuah "récupéra". Avec Pierre et Jean, il est l'un des intimes. Il est présent lors de événements capitaux, comme la transfiguration ou l'agonie. Après la Pentecôte, il fait figure de chef de l'Eglise primitive. Désigné par Hérode Agrippa, avec Pierre, comme l'une des têtes à abattre. Péri par le glaive. Les Actes de Saint Jacques et une Passion de Jacques le Majeur, "apocryphes", INSISTANT SUR LA RICHESSE DES PARENTS DE JACQUES et un prétendu apostolat en Espagne, (Santiago de Compostela).
    Et Jacques le Mineur ? fils d'Alphée et de Marie, femme de Cléophas, "frère de Jésus". "Les liens de sa mère avec Marie mère de Jésus sont d'ailleurs difficiles à établir; il eut peut-être plusieurs frères utérins dont l'Apôtre Jude...

Note 4, "intéressant mais pas nouveau" :

Remarquons la lucidité de Méssadié : "Pourquoi deux hommes mettent ainsi en jeu leur sécurité et celles de leurs familles pour accomplir une cérémonie funéraire que même les disciples les plus fervents, tel Jean, n'ont pas eu le courage d'entreprendre et qui, en fin de compte, ne semble devoir rien changer au destin de Jésus. De fait, Joseph d'Arimathie et Nicodème se comportent comme s'ils savaient que Jésus n'est pas mort..." page 268. Accesit sans plus ; le thèse du Jésus sauvé des Bois se trouve dans Schonfield, 1964. Pour raisons personnelles, ce dernier pense que le 'Messie' meurt dans la nuit et est enlevé pour créer la croyance d'une résurrection... Méssadié l'envoie aux Indes.

Note 5, un journaliste ne voit pas tout en une nuit :
        Messadié ne fait pas confiance à son collègue Josèphe Flavius. "D'abord Jacques n'était pas frère de Jésus, ensuite il serait singulier que Josèphe, dont les rapports fourmillent de détails, ne mentionne pas Jésus qu'avec cette désinvolture, une fois en passant. Plusieurs études donnent fortement à penser que les mots 'frère de Jésus, celui qu'on appelle le Christ', ont été interpolés tardivement par un copiste mal informé". Méssadié, page 63. Ou bien tout un texte sur Jésus aurait été retiré par Josèphe lui-même, au moment où on l'accuse de trahison; afin de supprimer une analogie qui saute aux yeux. Donc, la phrase ne serait pas 'interpolée' mais interprétable en : "ce Jésus dont je vous ai parlé précédemment".