(03/02/05)

21/  Fête des Vierges en ma tribu perdue,
(dédié aux Députés Vallini et Deprez
)
qui élargirent, (3 minutes!) le cercle de recherches: "repenser le contenu des émissions... Cela touche toute la société, publicité choquante, oisiveté, un peu d'alcoolisme aidant..."
         Durant ma période bâtisseur, (il y a plus d'un demi-siècle), je fus "initié" dans une tribu perdue de l'Afrique, préservée de la "civisation" par une "Table Mountain", inaccessible jusqu'à la construction très récente, d'une route par la Légion. Contre des demi-camions de sable. (si le véhicule acceptait de grimper!), le Fada, juste installé, m'introduisit dans un village jamais visité, à condition de me soumettre aux coutumes. Je fus très intéressé par les rites qui résolvaient les grands moments: la naissance, la vie, le mariage, la mort... Pour se marier ?  amener Julie au chef et dire:
"J'ai cultivé un champ"...
        Puis,  le "fada" disait au fiancé:
"Tu lui fais un gosse et je vous bénis..."
        Pas de gosse, c'est divorce et perte de deux conscrits...

        La " Cérémonie des Vierges", (la plus typique de leurs traditions), a probablement disparu. Les filles-à-marier étaient conduites à la Pierre du Fétiche, vêtues d'un bandeau sur les yeux. Le Fétiche ferait mourir la pécheresse. In extremis, une vieille sauvait la jeune Madeleine, (et la face du redouté Fétiche), en posant une serviette sur le rocher. 
        L'Officiante me regardait du coin de l'œil
"Ces gamines, faut les tenir... Et , la nuit de noces, pas de discute sur la qualité de la marchandise".
           Un 15 août, je me pointai alors que la Fada, ostensoir en main,  essayait d'organiser la première procession "in partibus infidelium". Je pris le commandement et reçus le titre de "sacristain".  Aujourd'hui, j'imagine sur la Pierre du Fétiche une statue en plâtre, la Vierge du Coït sans Péché et les gamines lui amènent des marguerites le 15 août... (La cérémonie des Vierges remontait à des milliers d'années alors que notre vierge-plâtre fut moulée à Lourdes après la naissance de ma grand-mère).
        a parte: retrouvez les "placages" sous votre nez: Montmartre, la Chapelle-aux-Saints, la Colline Inspirée... L'histoire que je préfère? en Angleterre, un architecte qui reconstruisait les églises, trouvait régulièrement des "fétiches" dans les autels, (on trouva ce souvenir dans l'autel de Notre-Dame de Paris). Rien de nouveau dans le manuel du parfait prêcheur !

       En quelques années, ma tribu adoptive  reçut  l'armée, l'église, le commerçant-bâtisseur d'usine, (moi dans ce curieux rôle). Lors de ma dernière visite, un jeune Blanc sortit d'une case, courut vers une gamine qui passait avec un énorme fagot, le pesa. Le CNRS, l'Ethnologie, la Science  étaient enfin arrivées. Et le tout donnait une fausse civilisation: le "fada" respectait les coutumes et badigeonnait cet ensemble équilibré, d'une sagesse inconnue en France, avec un système artificiel, incohérent, accepté pour "devenir comme Blanc".
        Comme tout "hautiste", j'aime les contes.
Que pensait ma tribu, convoquée chaque dimanche pour une curieuse cérémonie :
     " Fétiche vit dans petite maison. Fada, il se lave les mains, il cherche sa clef. Pas dans poche gauche, ni dans poche droite. Faut chanter. Fada se tape la tête. On se met à genoux. Fada boit un coup. Il se tape la poitrine. Voilà la clef. Il ouvre petite maison. Fétiche parti ! Fada demande des sous pour acheter autre fétiche. Dimanche prochain il le montrera..."
       Durant ces week-ends,  je redécouvrais la Bible dans un pays aussi vierge que la Palestine pré-saulienne :  La création de la première route par Saul amena les "Philistins". Quel lien avec Outreau et Fofana ? Aucun progrès digne du mot "civilisation". Je me demandais: 
Comment les introduire dans la "modernité": couper un arbre, l'envoyer à Marseille?
        En ce troisième Millénaire, nous avons le même problème dans ce pays : 
"Comment accorder les bienfaits de Wall Street aux  S(ans) D(roits) F(rançais)?
        Quelle relation avec les affaires Outreau-Fofana ? la qualité d'une éducation, créée, transmise  inconsciemment. Comme symbole de l'ignorance psycouille, je cite :
"L'enfant noir est privilégié sur l'enfant blanc, car au dos de sa mère, il explore le monde.
 Mais cet avantage disparaît à la naissance du suivant..."

         Sorry: on met le gosse sur le dos d'une grande sœur et il profite encore plus d'une société à sa mesure. "Il faut tout un village pour faire un enfant", (proverbe africain piqué par la Clinton). Evidemment, mes paroissiens n'avaient pas pensé au rôle du "grand frère", indispensable, car, règle du cerveau droit, (pas "cerveau de l'émotion" mais "cerveau se programmant par l'émotion"):
  Un enfant qui rencontre un problème doit avoir la solution immédiatement. Sinon, il se l'invente. 
.       Les "grands frères" redécouverts par nos "chefs coutumiers" ne seront d'aucun service. Règle du cerveau droit:
"Once programmed, life programmed!"
       Je me demande combien de personnes "étrangères", "excluses",  suivent les séances de l'aCommision. Je ne m'intéresse plus qu'à la logique pratiquée et aux ouvertures, bien rares, limitées et aussiôt refermées. Finale de la séance du mercredi, à 11 h. 06:
DEPREZ a indiqué le rôle des médias:

"repenser le contenu des émissions, les journaux, la télé, les médias.."
VALLINI a renchéri:
"Cela touche toute la société, publicité choquante, oisiveté, un peu d'alcoolisme aidant..."
         Plus on élargira ce problème de société, plus on comprendra, plus on pourra le résoudre.
         Le problème de l'aJustice est celui des profs, des petits délinquants, des maires, des députés, des "grands frères", des assiatantes sociales,... et des
"philosophes" qui nous bombardent dehandbooks pour cacher leur incapacité à résoudre le problème qu'ilsconfisquent.
       Alors, on se retourne vers Hannah Arendt et son puzzle irrésolu ?

."Avant ça marchait. Maintenant, ça ne marche plus. Que faire pour que ça remarche?"
G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...