NEWTON FIT PENDRE 22 personnes?
Vrai? Faux?
Sir Isaac
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Español

1 - solitaire, peu d'amis intimes,
passe beaucoup de temps seul,
célibataire, pas d'enfants, aucune romance.
2 - pouvoir de concentration légendaire
parfois pendant des jours,
refusant souvent toute nourriture.
3 - pauvre estime de lui-même
dépression qui frôle le vice privé,
dépression nerveuse installée.
Excellent départ de thèse, ce portrait rapide de Newton, trouvé sur Internet. Bonne description de l'individu. Mais le phénomène social fut un enthousiasme continu depuis Locke à nos jours. Poincaré,  obsédé par le cerveau d'Isaac, même la veille de sa mort, en oublia le Newton vivant près de lui:
Si Albert, Raymond eut rencontré,
la face de la terre eut été changée.

Donc, vous lisez "mon Locke".
Et je laisse à Peter Gay, (j'aimerais avoir davantage de temps pour lire ses livres), le
soin de situer le phénomène Newton. J'ajoute:
1/ Newton, des créateurs de noodigmes connus, (Darwin, Einstein), fut le plus complet : il créa la synthèse révélatrice et le langage, (signe et nécessité de tout noodigme), une mathématique. Explication?

2/ Les mathématiciens français, d'Alembert, Lagrange, Laplace,... firent beaucoup pour formaliser, ("diviniser"?), la pensée newtonienne, (Merci? Locke ne pouvait le faire). Mais ils furent cause de rigidité devant la poussée d'Einstein...
3/ Newton m'a servi à déterminer ce que serait, (ou est déjà?), le "prosopamnésien réussi". Ce langage peut surprendre ceux qui n'ont pas encore saisi la mécanique noologique. Comme, par interdiction einsteinienne, aucune conclusion n'est définitive, bloquante, je peux aussi bien produire la théorie puis la conclusion. Ou seulement cette dernière, comme provocation à la casse, qui produira un nouveau bond.

4/ Un vrai savant repique et pas dans le même domaine:

4.1 philosophie
Le "règle V", (trouvée dans ses papiers), suffira pour montrer le niveau et l'avance de Newton:

(Locke peut venir!) Maintenant, Popper est à Einstein ce que Locke fut à Newton: et je trouve les  idées de la thèse de Popper, (1933),  dans les lettres d'Einstein de 1922.

4.2 Optique:
Galilée n'a pas inventé le télescope. Il s'en est vanté, on l'a cru, mais la lunette de Galilée (à lentilles concaves et convexes) vient des Hollandais et le télescope au sens propre (à miroir convexe) vient de Newton.) J.P. Lentin, "Je pense donc je suis", page 52 (Albin Michel), 1994.

Donc, théorie provisoire pour fabrication des génies,
(qui a déjà donné des résultats en "prosopamnésie"):

1/ Une enfance assurant le minimum,
2/ mais un drame, perte, abandon par un parent,
3/ avec possibilité de lutter, de s'affirmer,
4/ ensuite, une "locomotive"...

Cette théorie devient importante au moment où le néo-satammisme crée le désarroi dans des millions de familles...
Voulez-vous, bien simplement, participer à une recherche sur l'éducation future, sur la fabrication de mes petits NewSteins?
J'apporte deux points forts:
- mon incroyable formation dans le cadre du "Plan de Tonton Cardinal":
- ma décharge de toutes charges paternelles par l'ancien satammisme...
Alors,

"Ancêtres de tous les enfants à naître,
unissons-nous contre le Satammisme!"
1/ Une enfance assurant le minimum
Il semble qu'Isaac fut sauvé par sa mère: Aujourd'hui encore, ce problème est toujours mal résolu puisque les "avortons" se font une place au monde, Nabot-Lycaon, Francoco, et autres FIS du diable. Parmi le premier million de NewStein, il y aura beaucoup de ces avortons, mais le Vrai Dieu sait ce qu'il fait.

Points à développer:

Peter Gay, "The Enlightment", Norton, 1969

La relation du monde des Lumières avec la science est pleine d'ironies. Les philosophes ont célébré la révolution scientifique, ont accepté ses conclusions et ont imité ses méthodes. Ils ont poussé ses implications philosophiques au-delà de ce qui les scientifiques eux-mêmes auraient pensé. Ils ont essayé d'appliquer le style scientifique à la pensée esthétique, sociale et politique... A l'époque des Lumières, temps de consolidation de la découverte, et triomphante vulgarisation, pas besoin de perspicacité exceptionnelle pour reconnaître la révolution scientifique comme un événement extraordinaire.
Cette révolution était le bouleversement le plus grand depuis la Réforme, mais de plus grande envergure: les découvertes de Galileo, de Boyle, de Newton changeaient le monde plus radicalement que les doctrines de Luther et Calvin. Les conquêtes intellectuelles spectaculaires d'astronomes et physiciens rendait la science intéressant à beaucoup: les philosophes pouvaient se penser admirateurs privilégiés, mais en fait la science avait beaucoup d'autres courtisans à l'âge des Lumières; quand Rousseau dénigraient les sciences dans son premier Discours, c'était le Journal des Jésuite de Trévoux qui les défendaient contre ce calomniateur éloquent. Les philosophes accueillirent la passion répandue pour la science, la masse d'explications populaires d'abstruses théories, les nouveaux journaux scientifiques mais, comme hommes de lettres, ils étaient aussi un peu troublé. En 1735 Voltaire, lors d'une visite courte à Paris, se plaint que
" la poésie n'est plus à la mode". Maintenant " tout le monde jouer à être géomètre et physicien "...
Les philosophes virent la nouvelle science comme une force irrésistible et l'enrôlèrent dans leurs polémiques, s'identifiant avec méthode, progrès, succès, futur. Ils y avaient un certain droit.
Nous croyons que les scientifiques qui fréquentent les philosophes sont des littéraires avec une vocation scientifique, mais, en fait, pratiquement tous les philosophes tournés vers la science sérieuse - Maupertuis, Buffon, d'Alembert; Lichtenberg, Franklin, Kant, Condorcet - ont commencé par la science avant de se tourner vers la philosophie, et les amateurs intelligents et connus -Voltaire et Diderot entre autres - ne doivent pas aller loin pour consulter les experts; quelques-uns de leurs meilleurs amis étaient mathématiciens, physiciens et astronomes. Mais l'approche de la science par les philosophes n'était pas toujours claire. Comme les sciences devenaient plus techniques, plus professionnelles, se développant de manière autonome, elles déroutaient les philosophes, passionnés de changer la connaissance en politique, mais mal préparés à des difficultés linguistiques, éthiques, et métaphysiques qu'ils n'avaient pas anticipé. Hume, d'Alembert, Condillac et Kant pensaient les implications philosophiques des sciences de manière constructive; ils ont établi des bases pour la nature de la science toujours valables aujourd'hui.
Mais, alors le dix-huitième siècle progressaient, pour d'autres philosophes, la science n'était ni domestique ni allié mais un embarras.

Newton était une sorte de héros pour le philosophes: quand Voltaire mis les Lumières à la mode, en appelant le Newton le plus grand homme de l'histoire, il le comparait avec les héros des âges les plus belliqueux:

Tout  coopéra pour faire de Newton l'objet d'une mystique. Il était excentrique et assez faillible pour fournir l'anecdote impérissable, (colportée par Voltaire), du fruit qui tombe l'arbre. Capable de voir ce que les autres n'avaient pas vu, insurpassable dans la quête, trop préoccupé et trop éloigné pour conduire des polémiques, Newton  unifie des phénomènes disparates, met à nus des secrets séculaires, et, avec un effort intellectuel presque incroyable, impose l'ordre à la nature. Visionnaire discipliné s'appuyant sur un empirisme éclairé par une vision profonde,  pionnier employant toutes les moyens mathématiques et scientifiques, l'expérimentation, l'observation - avec la même facilité. Un tel géant a fait plus qu'inviter à accepter ses théories; il a imposé la soumission. En un demi-siècle, notait d'Alembert, le système de Newton avait percé, et les gens réclamaient l'honneur de l'avoir découvert. En 1776 Voltaire ne surprit personne quand il annonça, tout simplement,
"Nous sommes tous ses disciples maintenant."

Même les Cartésiens furent contraints à l'admiration: à l'occasion de la mort de Newton, Fontenelle composa un éloge comme s'il était en présence d'une force naturelle:" Seul un mathématicien merveilleux, il s'exclama, pouvait débrouiller les complexités mystérieuses de l'univers!"
 

Newton sort la philosophie des Dark Ages!