Memory and Dark Ages
L'ordinateur sur lequel  j'ai réalisé ma "gestion intégrée" avait une mémoire de 32 Ks. "Ordino", (sain d'Esprit en religion), en a mille deux cent cinquante fois plus. Et pourtant, la mémoire bête n'a jamais tant triomphé! Comme au Moyen Âge quand Raymond Lulle et Barbara-Celarent se partageait la créactivité. Chacun publiait son "Ars Memorativus", surtout les théologiens, Albertus Magnus, Aquiquinas, etc... (la liste complète de ces merveilles n'a pu être établie).

Mary Carruthers a ouvert la voie, "The Book of Memory", (1990, Cambridge University):

    "Memory was the psychological faculty valued above all others... human learning (was) above all based in memorative processes... the written page was understood to be a memory device, (beau cas d'inverse des rôle...) reading itself was regarded as an activity of the memory. "The conclusion seems that professional rhetoric teachers had little role in the initial development of medieval arts or memory", (page 150). "Memoria can be considered as one of the modélities of medieval culture (chivalry might be another). It has identifiable and verificable practices and procedures that affects a variety of cultural phenomena (the makings of books, the layout of the Bible, citational habits, classrooms diagrams, the prevalence of certain tropes in poetry, the compositional structures of sermons", (page 260).
Au "Grand Siècle", les duchesses apportaient un "bourdaloue" et MaSillòn parlait des heures, (le dernier de l'espèce fut "Carré", maintenant casé à l'aca-demie. On "réussit" toujours au temps de l'Ordino par mémoire bête. L'examinateur "contrôle" les candidats. Ma recette pour avoir la moyenne! tous commencent par un curieux checking de niveau: il suffit de mémoriser les "définitions" et vous êtes parmi les "admissibles".
    Je peux témoigner: je n'avais pas à me plaindre moi-même; à la "publique", la mémoire suffisait. Par contre, lorsque "GURU" entreprit de me dresser, (par "latin à l'ancienne", comme Diderot ou Condorcet furent formés), ma mémoire devint peu importante. Un "tour de force" était commenté:
Culture, pour le baron, c'est latin et grec dans le texte.
Avaler la science établie est un jeu et les milieux "analphabètes" sont favorisés. Importons mon jeune muezzin, (il récita le Khoran d'affilée), ou surtout, les clones de Marabout Yourouba. On peut même imaginer une "soft-maffia" noyautant les "postes de commandes", uniquement en fourguant des "memoris causa", (et on instituera une nouvelle fête nationale, la "Prise de la Sorbonne"). Mais certains dressages détruisent le chip. Ces "sabios de cuchara", (aseptisés, choyés des Philo-Cafés du Commerce), se renverront facilement à leurs pénates!
Un des mystères de l'histoire, c'est  l'effondrement des "Lumières chinoises", pratiquement la réplique des "Grecs du Miracle". 
 Je l'attribue au mandarinisme, la récupération de la connaissance par le pouvoir politique, avec mise en place d'un système de répression par la torture équivalente aux méthodes babylonienne. Une analogie avec l'ENÂnisme français, mis en place pour compenser la nullité intellectuelle de Grand McHarlot, le corniche distingué. 
Il semble que l'on y renonce puisque la dernière Trinité pensante et décidante était composée d'un "Sup de C° les Asnières", un "Commis d'Office",  et d'un pétosophe-rentier de la Sorbonique...
G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...