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 ARENDT à OUTREAU: 9/ un pointer pour "pointeurs pointés" d'Outreau et  ARENDT à OUTREAU: 1/ La France des Aborigènes

"Descartes, c'est la France" ? (par Gloucksmann, 1987)
"Le silence serait le mieux sur ce livre, mais il a éveille trop de curiosité", (Geneviève Rodis-Lewis)

April 2002
  (Moi, je pense qu'il faut une réponse générale et définitive à ce genre de livres)
  1  La méthode D. en entreprise.
  2  Entourage de Descarte jeune.
  3  Et soudain Descartes devint "philosophe"...
  4  Critique d'un doute douteux.
  5  Ce "discours de la méthode"?
  6  et la question normale d'un "prosopamnésien"
Développements logiques
  5. L'Oratoire récupère sa mise.
  6. Toute découverte produit une "méthode à découvrir".
  7. Maintenant petite revue de presse.
  8. Conclusion "utile et certaine"

1. La méthode D en entreprise.
        Dans les entreprises, je rencontrais René,  pieusement encadré.  Et la langue me piquait: "Qui vous a offert ce parchemin? dans quel but? Compliment  du boss ou allusion à désordre mental?" Descartes régnait en maître dans les esprits, comme justification du système "D", (débrouille).
        La gloire de René se résume en un mot,  "méthode" mais "cartesien" vaut pas mieux! C'est le pire blocage mental que je connaisse.  En résumé, le Discours de la Méthode..., (trente-et-un, (31) mots pour le titre complet), n'est que la préface à un gros livre, (plus de cinq cent, (500), pages) contenant trois gros traités..." En ce temps, la préface était très à la mode, le "Traité" de Copernic en comportait deux, totalement opposées.
        Nietzsche, (dérivé de NIET),  explique que le catholicisme a bousillé Pascal. Combien plus vrai pour Descartes! René est le modèle du rationaliste, l'intello en chambre, (pas même un livre dans sa cellule hollandaise!), capable de reconstruire le monde tandis que les "intellos" sont des rationalistes en troupe et en soft-ghetto, laïussant les "idées" des autres, (et les excluant!).  Deux "méthodes" qui sont la mort de toute créativité.
        Descartes disait par prudence que était persuadé que sa "méthode", déduite de recherches en physique, ne pouvait ni devait s'appliquer à des thèmes comme la politique, (simple prudence), ou la religion, (correct:  il s'est fait "lické" par le "satammisme" comme tout scientifique qui sort de son domaine, (le "complexe" dans le soft-monde du "compliqué")
        Je demande donc une longue minute de silence devant deux occasions perdues par Descartes:
- Occasion de coiffer Newton et Leibnitz
- Occasion de découvrir le bicaméralisme.
       Mais considérons que tout "philosophe" commeanalogie de l'ADN dans un environnemnt
2/ Entourage de Descartes jeune
        Moins chétif à sa naissance que Newton, le jeune Descartes, élève à la Flèche, reste au lit le matin! Avez-vous été en "longue maladie"? on s'ennuie. Et quelle humiliation dans le West Point jésuite, la pépinière de machos, s'embrochant pour un mot déplacé, (Richelieu, le cardinal-flic les mettra au pas, à la hache).
        L'hagiographe de Descartes essaie de masker, en lui attribuant un traité d'escrime, "Ad Majorem Descarti Gloriam")  mais personne ne l'a jamais vu.

        Le premier problème cartésien fut de séduire un petit monde, un aumônier secourable, des soeurs infirmières...
        Armé d'ardoise tourangelle et de craie virginale, il crayonna la "géométrie". L'avez-vous ouverte? Newton fut dur: "You call that geom!" Minute de silence pour ccasion perdue! Un petit effort et il tenait le calculus et le bi-caméralisme. En fait et en logique, Descartes a trouvé une "analogie", entre ligne et formule. Suffisait de barbouiller et de passer à "surface et formule". Qui nous met ça en langage scientifique?
"The tremendous discoveries of Descartes that algebra and geometry were not separate sciences, but aspects of the more general analytic geometry, and that a single deductive method would suffice for the achieving of truth in any domain, had provided the model for Classic Rationalism that all knowledge could be derived from a few fundamental and self-evident axioms. The new physic of Kepler and Newton had given further ground for believing that the nature of the world was orderly and that its structure could be penetrated...(Flower and Murphey, "A history of Philosophy in America", 1977, Longman)
       Malheureusement, René limite la "géométrie" aux lignes.

3/ Et soudain Descartes devint "philosophe"...
        Le cas n'est pas unique, de vrais savants  se tournent vers la "philosophie". Kant est le modèle de ces convertis. Il y a Whitehead, Comte, Wittgenstein, (ils dament le pion aux "pétosophes", occasion dere-définir "philosophie"! )
        Descartes perdit la jolie foi de son enfance, comme Montaigne, Rabelais... (et Pascal qui traitera le cartésianisme "d'inutile et incertain"). Que fait un croyant qui perd la foi ? (je peux témoigner: 20 minutes après mon "entrée en religion", je déclarais, "Faut revoir tout ça!") Voyez la réaction des savants de la Renaissance, (le groupe Newton): ils créent une argumentaire, avec Grand Architecte, Grand Horloger.
        Mais peut-on le comprendre René et Blaise sans avoir eu la foi; puis l'avoir perdue? et même dans ce cas, il faut une capacité rare d'introspection.
        Le XVIème siècle a tout ébranlé, tout détruit : l'unité politique, religieuse, spirituelle de l'Europe; la certitude de la science et celle de la foi; l'autorité de la Bible et celle d'Aristote; le prestige de l'Eglise et celui de l'Etat. Un amas de richesse et un amas de décombres...
        Montaigne est significatif: l'homme se sent perdu, le doute se fait jour... rien n'est sûr... l'erreur seule est certaine... il s'agit d'une "crise de culture". A la Renaissance, on trouva des "athées" même chez les cardinaux, (mais combien d'évêques aujourd'hui croient en leur joKriss?)
         Descartes fut alors contacté par un certain Bérulle, fondateur des Oratoriens, ("revivals-oriented"). Vraisemblable qu'ils furent d'accord, que l'alliance avecAristote fut un désastre..."    
          Le cardinal offrit tout simplement la chaire de l'Aquinas. Le jeune René débute donc, avant Pascal, unelongue lignée de laïcs, bourrée de fric et se jalousant : de Bonald, Maistre, Chateaubriand, Albert de Mun, Ozanam, Blois, Daniel-Rops, Mauriac, Guitton, Guillemin, Frossart... Bien entendu, nous consacrerons un long chapitre, définitif, sur cette "théosophie". Aujourd'hui, elle attire les moni-makers, derniére promotion les "athéo-chrestinique".
        Maintenant listez lesconseilleurs qui aident, entourent Descartes, et le coupent du monde: Mersenne, qui se veut l'aumônier des savants, Picot, qui gère ses biens; nous connaissons sa vie par un prêtre, Baillet. Comment appeler une biographie écrite par un prêtre? Il part en "retraite" en Hollande (1629). Oui mais les petits besoins d'un laïc ? Remède très sacerdotal: "planter un cierge". Par "amours ancillaires", Descartes aura une petite Francine, qui mourra très jeune.

4/ Critique d'un doute douteux.

        Le jeune Descartes, avec l'astuce d'un vieux jésuite, se construit une "tortue" : "Partir du doute pour combattre le doute". Le logicien reconnaît l'argument ad hominem, (qui part de la croyance de l'autre), la mère des sophismes. 
         Et il  place le Renatus dans un progrès du penser, une "pagode" très intéressante pour décrire le progrès de la pensée philosophique :
"Je pense,
j'ai un sentiment d'existence, d'autonomie...", (en haut de ma ziggourat mésoPotame, premier noodigme), signe de l'apparition de la conscience.
"Je pense que je pense..."
ajoute le vrai Grec, qui sait douter de ses pensées, et parfume ses divinités de doute. Le Grec doute de ses sens: il découvre que le soleil ne tourne pas autour de la terre.
"Je pense que je pense que je pense..."
Voilà le "dubito"! Le doute de Montaigne, de la Boétie, des humanitaires.
         Le "cahier de charge" de Descartes implique stopper l'athéisme qui se généralise.
Peut-on bâtir une théologie sur un jeu de mots? prouver que joKriss est transubstantialisé en croûton divin le mènera au charabia des doctores que pueden contestar a todo y todos:
"Tria mirabilia fecit Dominus,.. quelque chose de rien, l'Homme-Dieu, et le libre-arbitre... l'idée de Dieu est une idée innée, une idée qui appartient à la nature de l'homme..." (voilà les idées claires cartésiennes!)
        Opinion de Koyré, (peu préparé pour comprendre mais je salue son courage, de se fourrer dans la "théologie cartésienne"): " C'est très long et assez compliqué. Et, d'ailleurs sans très grand intérêt... Le "je pense" implique "je pense Dieu".         Lors de ses dernières visites à Paris, (on dit "ad limina"?), le moine laïc est "mal reçu" par son clergé commanditaire. Alors, René essaya de placer sa marchandise en Suède, (la "méthode" est une justification de dépit!)
        (Analogie: Saul-Paul, (sans qui le chrestinisme n'aurait pas existé!),  crut comprendre le sens de l'Evangile mieux que "Frère Jacques": il fut mal reçu à Jérusalem, puis expédié à Rome, manu militari.)
5. Ce "discours de la méthode"?
        Un pied de nez: Dans la "méthode", Descartes redevient aussi affirmatif et déductif que dans sa "Géométrie": "Voyez mes résultats scientifiques, du solide! Mettez de l'ordre dans votre salade, et je déduit votre joKriss du croûton divin! C'est clair et net?"
        Le philosophe du doute ne doute de rien!
        Le pied de nez cartésien à ses commanditaires est-il possible de nos jours? un Descartes moderne "chargé de couillonner le populo" avec les moyens modernes, les retournant contre les enculeurs..."
6 et la question normale d'un "prosopamnésien"
          Titres de DESCARTES, (1696-1650)  comme "prosopamnésien".
     Je trouve "capacité de travail", "besoin de solitude", "caractère atrabilaire", ce que demande les "psys" pour l'autisme.
       Ensuite  l'environnement doit compléter :
6.1 un grand choc pendant l'enfance, une sensation d'abandon, (mort d'un parent, l'autre se remarie);
6.2 aide minimum: occasion de se développer seul, à travers le travail manuel;
6.3 existence de "Locomotives", (gens qui guident et qu'on admire).
        En plus des auteurs que j'ai utilisés, (très recommandés):
                Geneviève Rodis-Lewis, DESCARTES, (Calmann-Lévy, 1996),
                CCD: "The Cambridge Companion to Descartes",
        chacun peut "falsifier pour fortifier" avec la bibliographie offerte par Internet.

6.1  Grand choc durant l'enfance, sentiment d'abandon, (mort d'un parent, l'autre se remarie)
    6.1.1 Témoignage de Geneviève Rodis-Lewis:
"On dit à Descartes et il le crut qu'il était responsable pour la mort de sa mère. Mais elle mourut l'année suivante en accouchant d'un frère qui mourut trois jours plus tard... Son père se remarie, (en 1600? quand René avait trois ans? comme Newton). Un demi-frère et une demi-soeur naquirent... (comme Newton) La grand-mère accusa le père de la mort de sa fille, (la mère de René)... Cette grande mère mourut entre 1607 et 1610, (René entre 11 ou 14 ans).
    6.1.2 Apport de CCD:
"Baillet pense que Descartes crut toujours que sa naissance coûta la vie à sa mère, quelques jours après, "d'une maladie des poumons causée par sa détresse". Mais en fait, elle est morte en mai de l'année suivante en donnant naissance à un fils qui mourut trois jours plus tard. René avait une nourrice qui devait lui survivre...
    6.1.3 CCD:
"Au sujet du "rêve" de novembre 1619, Baillet arrangea tout en bon hagiographe, sans respect pour l'original latin: "Son esprit épuisé était en proie aux rêves et les visions..."
    Je demande:
            (1) est ce une crise comme celle d'Auguste Comte?
            (2) il fait une promesse le 23 septembre 1620, (un pèlerinage à Lorette, Italie) pour ses rêves de novembre 1619, (après 10 mois?)


6.2  Aide minimum, occasion de se développer personnellement, surtout manuellement.
        Geneviève Rodis-Lewis:
            "Il avait un répétiteur privé pour apprendre à écrire et lire. D'après Baillet, Descartes aurait pu être un artisan, vu qu'il eut toujours "un fort penchant pour les arts..." Descartes a écrit une éloge des "compétences techniques", (partie VI du Discours)
...

         Autre opinion:
en 1618, Beckmann fut le premier à intéresser Descartes aux questions de mécanique et d'hydraulique... Mais pendant les discussions qui suivirent, Descartes méprisa cette "physico-mathématique" ("Mathematica-Physica AT I 164).

Parmi les travaux maintenant perdus, Baillet mentionne aussi un petit "traité d'escrime"...

6.3 Existence de "locomotives", (gens qui guident et qu'on admire).
    Je tiens ce point pour capital, car l'enfant autiste est attiré par les adultes. L'hautiste, à l'autre extrême, cherche à les éblouir. Donc beaucoup de questions:
A-t-il vécu chez cette nourrice ou chez sa grande mère?
Rendait-il visite à son père ou ce dernier le visitait-il de temps en temps...
Baillet pense que René vivait avec son père qui était "stupéfié par les questions du philosophe-enfant... "Aucune preuve de cette admiration paternelle pour le "petit philosophe".
Le père mit René au collège en janvier 1604, (à l'âge de 8 ans?) La période pourrait être 1606-1614 ou 1607-1615... Dans ce système d'enseignement, un professeur gardait la même classe durant les trois années de cours. Pour René, ce fut le père Fournet...
"En réalité, la jeunesse de Descartes fut colorée par un idéal que la culture du temps nommait la générosité d'esprit, - un idéal qui l'a inspiré bien avant qu'il ne trouve une fondation philosophique pour cette vertu majeure... De toute façon, les étudiants de La Flèche étaient informés des découvertes dues au télescope. Descartes a-t-il écrit le sonnet qui glorifie la découverte des lunes de Jupiter par Galilée... (prudemment, le sonnet en question parle du soleil qui tourne autour de la terre!!!)
G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...
 

Remarque sur son "hagiographe":
Les récits concernant sa jeunesse contiennent beaucoup de trous; nous devons beaucoup de détails intéressants à son biographe Baillet, (il a écrit cette biographie en 1691)... (Comme Rodis-Lewis démontre, Baillet inventait ce qui lui paraissait plausible quand il trouvait le dossier incomplet...) C'est à Adrien Baillet qui nous devons des extraits de beaucoup de documents qui ont été perdus par la suite... Généralement, il donne ses sources, et, quelquefois les traite de manière judicieuse... Malheureusement, quand il n'a pas accès aux faits il les invente tout simplement...
    
Une bonne définition pour ' hagiographe'? On peut donc, sans prétention, recommander à ceux qui nous vendent le "cartésiânisme" de se rappeler que le renatus fut fabriqué par deux curetons, le pâle Baillet et  MaleBranche, "doctor que puede transformar todo y toto", tellement gasteropode royal qu'il  naquit et mourut les mêmes années que le "Roi-Soleil".

"Il a visité Florence, et Bonel affirme qu'il a vu Galilée. Baillet corrige ceci puisque Descartes a écrit: "Je vous dirai je n'ai jamais vu Galilée et n'eus jamais la moindre communication avec lui..."  (Page 91 CDD).
Il a visité Florence en 1631. Galilée est condamné en 1633, quand Descartes a-t-il écrit ce souvenir. Il se peut que Descartes ait été plus que prudent.