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CV professoral

A 24 ans, (en 1952), je cumule déjà cinq années d'enseignement, dans cinq collèges on ne peut plus différents, (Note a), (du super luxe pour "Princes de France", à celui qui refusait les "Petits Blancs"), dans quatre pays différents, sur trois continents (l'un d'eux incluant Algérie et Togo), combiné avec service militaire, flirt avec quatre universités, (dans les Biblios!), deux années de vraie philo, (avec un  prof particulier maintenant dans grand philo-dico). Je rappelle: mon "dressage" comportait de faire trois choses à la fois.  _
    Je pratiquais déjà l'attaque directe des problèmes: à Pâques 1950, je fonce à Genève voir Dottrens, inventeur de la "lecture globale". Inaplicable au "français fasciste". J'ai pratiqué, en Algérie, lorsque les plaques de rue furent badigeonnées.
    L'arabe n'écrit pas les voyelles, la "globale" est sur mesure!
       Enseignement de la "Philosophe"? bien juste une heure, sur Shakespeare:

        Aujourd'hui je dirais,         Transfert, vous voyez?         Mais j'aurais aimé faire un cours avec une Twiggy Veil, (après avoir résolu mes problèmes). Enthousiasme non justifié versus expérience non certifiée. Les étudiants comprendraient que la philosophie ne s'apprend pas, que personne ne détient la vérité. A l'examen, tous auraient la moyenne.

        J'ai régulièrement échoué sur des points qui me semblaient importants, because stupidité àd'mi-strative, (pas seulement en Europe!) Une fois, je vais à la biblio du Centre d'Etudes Informatiques d'Alger. Le directeur administratif me tombe dessus. Par hasard?

        Nous allons voir le Grand Dirlo, un "politique":
"L'Etat français nous offre SCOM..."

        Dans mon cours, je descente cette SCUM en flammes.  Mon paiement?   tous les "visiting-teachers" du CERI avaient un parcours enrichissant. Je les conseillais pour leurs investissements en dinars. Mais j'ai sauvé mes week-ends. Il est difficile d'aider, hors de l'Eglise...

        Boumédienne, m'attrappe un lundi matin: "Ton livre, tu l'écris et on le publie", (il avait compris que je cjercjais à faire en informatique de gestion l'équivalent du Plan Comptable 1957. L'Algérie était le lieu idéal!). Mon frère a ses entrées. Nous nous retrouvons chez le Directeur des Editions Algériennes. OK sur tout.  "Droits d'auteur? vous les passez aux gosses d'El-Asnam". Deux mois plus tard, je retourne avec mon manuscrit. On me conduit dans une mansarde. Echange de politesses. On publiera le livre. On se sépare. C'est difficile d'aider les jeunes en pays socialiste. Sous la "colonisation", Boumédienne, (c'est son vrai prénom), voulait être instit. Il en avait dix fois la capacité. Au troisième essai, on lui conseilla de ne pas insister. Il est devenu héros de la Libération, (son frère est au cimetière des martyrs). Sans haine. Moi, j'avais dit que l'Algérie avait le maximum de possibilités pour réussir la liaison entreprises-universités. Il y a vingt ans.

        Pour organiser les ateliers, j'utilisais un petit mot :  "Après?". Cette recette vaudrait pour améliorer un enseignement. Aller voir "ce qui se passe après". Les jeunes l'ont compris qui exigent des "profs avec expérience de l'entreprise", (à peu près ce que Kant recommandait). Dans ce cas je suis bien placé.

        Dans une grande SONA, un jeune déboule dans mon bureau:

"Vous êtes spécialiste des systèmes, venez leur expliquer".

        Il avait suivi mon cours au CERI. La SONA où je travaillais possédait un "département système", depuis des années. Peu le savaient, (elle était énorme! 80.000 employés et une centaine d'usines...)
        Comment apparaît  un " département système"? Un jour au Comité de Direction, un inspiré lance: "Chez Ford, ils confient ce genre de problème à leur " system department". Un autre rajoute sa science: "Au CERI, on donne un cours sur les systèmes, avec SCOM offert gratis par l"Etat  français".
        Alors on vote l'envoi d'un groupe suivre le "cours système" . Aujourd'hui, le prof, une lady indique sous ses articles, "a enseigné la théorie des systèmes au CERI..." Je peux lui raconter la suite, "l'après"...  
        Je me rends au "
system departmentet demande au petit chef de m'expliquer son système de systèmes; il démarre: "Impétrant, ratafians, impétrans, charabians..." Je dis: "Je dois consulter "mon directeur". Auquel je demande de refuser. Parmi ces gentils produits du "SCOM offert gratis par l'Etat  français", je n'en voyais pas un avec qui traverser le Sahara..."

        Entre-temps, je pensais dédier du temps à des handicapés, en souvenir de ma "marraine", (la jeune baronne qui avait adopté des débiles lourds!) Comme toujours, donnant donnant:

        D'autres avaient vu les possibilités des handicappés-moteur en informatique. Dans cette recherche d'emploi, je fus questionné par un type qui recevait des subsides pour les transformer en pisse-lignes: "Vous avez gardé des contacts?" prof-démarcheur, mon rêve! (dans ce cas, on embauche un ex-minist'Roquet!)
        Seconde tentative: un minet de l'AFPA m'offrit d'enseigner leurs programmes, PASCAL et l'incontournable SCOM (SCUM jusqu'à la lie). Ce qu'ils sont protégés, nos handicapés!

        Lorsque la bande Mitt'reux fut élusée, je pensai qu'un "guy" reconnu sur trois continents comme ayant sorti la formule du MIS pouvait dire "et après?". Les Socialos répondent aux lettres: un certain Savary m'annonça que "tout est résolu depuis le 8 mai, (les tramways ne déraillent jamais en pays socialo). On a engagé un "groupe de réflexion". Ensuite, ça varie pas, JospiNiais, chèvreMent, Lang'Saignant... Pas facile d'aider.

        A 50 ans, j'ai alors fait le bilan incroyable de mes expériences. Pourrais-je dépasser Wittgenstein, (le seul que je crains en ce siècle, je lui ai piqué l'idée des "outillectuels"). Entre  50 et 75 ans, en me guidant sur ma "gestion intégrée, je préparerais cette synthèse  impossible, la cosmosophie du prochain Millénaire. C'est normal de mettre une période monastique dans un CV. C'est une préparation de cours.

G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...

Note a:
       Une manière d'utiliser l'enseignement? Pas sans inconvénient. La première année, on vous  donne des classes inférieures. Mais, alors que les jeunes perdent leur temps, quelle connaissance du monde, quelle accumulation d'expérience si utile pour devenir un vrai philosophe, (vers 60 ans!).
       Exemple. Durant mon service, à 20 ans, dans l'Université de Beyrouth, je mesurai le danger de la vie d'universitaire. J'avais mes standards de comparaison niveau Clémenceau et Citroën... Un seul avait percé dans le groupe, Poidebard, qui avait lancé la recherche des sites antiques disparus par photographie aérienne.
        Ma chance de percer dans un corps universitaire? bien maigre. Mais une autre remarque me servit beaucoup:un tiers de certain cours obsolète, un tiers inutile,  sans personne pour vous désigner le dernier tiers, utile mais à  mettre à jour dans les dix ans.
   Ce cadre me fut très utile pour un travail impossible: attiré par le problème de la "gestion intégrée", je me rendis compte que la seule manière était d'apprendre toutes les fonctions de Fayol, (je poussai le vice jusqu'à la seule preuve, les diriger)
        Avec des résultats restés légendaires, par ma facilité pour "communiquer".
        Exemple? Lorsque je fus embauché dans une branche recherches de la  SONATRACH, (en  réalité mon CV les avaient décidés à m'embaucher avant toute sélection des 80 candidats). Dès la  première réunion de Dr. Gle, je stoppais une discute-très dispute), entre l'expert-comptable et le  Directeur de la Maintenance, (prof à Polytechnique d'Alger), en disant, "Sous des mots différents,  vous dites la même chose. Si l'un gagne, l'entreprise perdra..." J'étais ingénieur inforamticine ce jour-là mais j'avais occupé leurs postes... J'ai multiplié ces démos de la  supériorité de la polyvalence..."
       Cette fois, je fus bien puni.  Avant chaque réunion hebdomadaire, la secrétaire me rappelait de ne pas oublier la réunion..

fSatamm.htm