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l'ascète de la philosophie parmi nous..., |
Comte? une curiosité inclassable, comme les villes de Zimbabwé, Angkor ou Machu Pichu, pas incluses dans un circuit facile, mais récompensant généreusement. Ma première surprise fut la redéfinition comtéenne de "philosophie", très proche de mon opinion intime:
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Vraiment la philosophie exige une exploration:
Comte était-il "sur
le spectrum"? (6)
Il cumule de curieux extrêmes. Bâtard de Rousseau et de Condorcet,
il révèle parfaitement; sans le résoudre, le dilemme
du vrai créatif: le 'flip-flop' (7)
entre imagination délirante et logique rigoureuse.
Il représente surtout un puzzle que l'Humanité aurait intérêt
à résoudre:
Autre puzzle: l'effondrement
du Mur entraîna celui des deux monstres divinisés:
Hetagel, le feldwebel de la philo, et Marx, auto-promu libérateur
des opprimés (9),
sans accorder leurs places libérées à Comte, (l'ascète
de la philosophie, (1798-1857)
et à Schopenhauer (10)
, (un peu dandysopher, 1788-1860) qui ont beaucoup en commun.
Qui s'oppose à leur "réhabilitation" (11)?
et pourquoi et dans quel but? (12)
. Que les "diplomocus memoris causa, exigeant
d'un philosophe notre orthographe fasciste aille en Pivot-Sophisme se choisir
un pétosophe...
Dieu merci, la Sorbonne eut de vrais penseurs, capables d'analyser une
pensée exigeante. (13)
Opinion de Henri Gouhier:
page 589: "Le positivisme est une philosophie de l'histoire du type de
celles que M. Raymond Aron appelle des « visions panoramiques de
l'ensemble humain» : il n'est pas sûr que la raison puisse
découvrir le sens de I'histoire ni même dire si l'histoire
a un sens; la philosophie n'est peut-être ici qu'une suppléante
de la théologie. Mais aucun travail philosophique n'est vain quand
il est l'œuvre d'un grand esprit. Que l'on reconnaisse ou que l'on refuse
les principes directeurs du positivisme, il reste qu'Auguste Comte a mis
au point une technique de l'analyse historique dont le mécanisme
mérite attention et dont les résultats justement une étude
précise. Par exemple, les raisons pour lesquelles Comte fait commencer
les temps modernes au XIVè siècle et non au XVIè,
ses vues sur "l'intellectualisme", comme on dirait aujourd'hui, de la synthèse
thomiste, sa description de la société industrielle, ses
réflexions sur l'histoire des diverses sciences et bien d'autres
"thèses" particulières de sa philosophie surprendraient certainement
des lecteurs qu'un positivisme scolaire et simpliste a rendu méfiant
devant les gros volumes du Cours et de la Politique..."
L'idée d'un progrès
dans la pensée effraie les pré-zénoniens?
Comment peuvent-ils critiquer alors qu'ils apportent juste un retour aux
Dark Ages? Leurs critiques sentent l'impuissance du peintre mettant des
moustaches à la Joconde. Même les errances de Comte nous sont
utiles comme un 'Attention cul-de-sac!". Personnellement, j'ai l'impression
d'un montage semi-hégélien, dont les pièces sont bonnes
mais mal placées (14) .
La philosophie de Comte est
probablement le meilleur exemple de ce "devoir de mémoire" envers
ceux qui ont fait progresser la pensée; pour démontrer qu'il
faut tout réécrire en fonction de nos progrès actuels
et notamment de l'apparition de la troisième axiale... Cette tâche
n'est pas le but immédiat et une période transitoire peut
utiliser les commentaires du genre ci-dessus.
L'urgent c'est
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NOTES:
| 1/ Un des rares mérites
de Khun, copieur de Comte, fut de mentionner les "savants d'exploitation",
("de cuchara"), qui sautent dans le bateau qui passe, et se la coule, comme
rois fainéants. Il faudrait les situer dans le noodigme où
ils paressent. On trouve des pré-darwiniens, des pré-newtoniens.
Mais il faudrait également situer les autres professions, les prêtres,
(aux Dark-Ages, les juristes fournissaient les papes, genre assassaint),
les juristes qui ont la mentalité exigée par Hamou-Rabi.
Point important dans les pays où l'ENÂne produit tous les
ministres...
2/ Gouhier, page 8: "Dès
1819 le jeune Comte posent les définitions qui supporteront tout
le poids de la construction positiviste. Les méthodes employées
dans une science représentent la philosophie de cette science. Les
philosophies ainsi constituées aboutiraient à une philosophie
générale de toutes les sciences : celle-ci nous apprendrait
à la fois ce qu'est l'esprit et ce qu'il doit être, puisqu'elle
serait une réflexion sur les conditions de sa réussite, remplaçant
la logique classique et la psychologie rationnelle. Enfin, une telle étude
requiert une capacité et une formation bien différentes de
celles qui font le bon astronome ou le bon chimiste; la division du travail
exige une classe distincte de savants, les philosophes qui sont les spécialistes
des généralités.
4/ autrement prégonnée durant presque deux siècles la fameuse dialectique d'He(ta)gel, (1787-1831), "La philosophie qui en découle marque un point culminant dans la pensée philosophique..." (SIC dans Encyclopédie Hachette de 2001!) Beaucoup de points communs, l'individu considéré en un point espace-temps, prétendue continuation des Lumières et de Kant, évolution progressive de l'histoire... 5/ Qui peut reprocher à
Comte d'être pré-einsteinien. Il croit encore au montage définitif,
complet, hiératique, (digne d'un grand-Prêtre de l'Humanité?).
Mais une représentation ne peut se calquer totalement sur la "réalité"
qu'elle prétend représenter. Ce ne sera jamais une "vérité
révélée". A tout moment, un détail, une seule
"lueur de Branly, peut la remettre en cause. Alors la synthèse doit
se recomposer, soit pour explosion, abandon et nouvelle synthèse
et nouveau progrès suivant) soit pour confirmation et renforcement.
6/ A première vue, Comte
semble bien des nôtres:
"inaptitude à la soumission, au lycée, il menait la vie dure aux surveillants... son rang d'admission à Polytechnique, (premier de la région du Midi et 4ème au niveau national), lui donne le galon de caporal, qu'il perd aussitôt..." Polytechnique est fermée en 1816, pour chahut tournant à la révolte et Comte est un des meneurs, mis sous surveillance policière..."Ce qui est sûr c'est qu'il "managea" parfaitement ses crises, (1826, 1838, 1845), et même se dit "médecin": "Sagement livré à son cours spontané, cesser crise eut sans doute bientôt rétabli l'état normal comme la suite le montra clairement... dans l'établissement d'Esquirol, le plus absurde des traitements me conduisit rapidement à une aliénation très caractérisée. Après que le médecin m'eut enfin déclaré incurable, la puissance intrinsèque de mon organisation triomphe de la maladie et des remèdes..." (Lettre à Blainville, du 25/04/1825). Mais le résultat curieux est que ses crises furent utilisées pour déclarer qu'il créa une "seconde philosophie". Comme pour Wittgenstein essayant d'améliorer sa première rédaction. Et ces plongeons dans l'inconscient ne lui ouvrent pas les yeux sur le monde réservé aux élus autistes. Il accorde tout à sa sociologie, alors que Maine de Biran et ses amis créent la psychologie. Comte refuse toute existence à la conscience. Il ne connaît que l'esprit et pour connaître sa nature, il suffit de connaître toutes les branches de la connaissance. "L'individu devient une abstraction, la société est la vraie réalité... Pour organiser une société, il faut une doctrine capable de réunir tous les esprits en une seule communion d'idées..." Enquête à continuer. Etablir des droits au titre de "top'autiste" est tâche longue et difficile, car l'enfance est généralement mal documentée. 7/ Je peux exhiber un curieux examen: "esprit moitié logique, moitié illogique...", (parfaite définition du vrai créatif!) Je changeais trois mots et deux minutes après, on voulait m'envoyer en mission à la Centrale de Fessenheim! 9/ Marx souffrait d'un sérieux reste de satammisme familial et soutint son souteneur en survie biologioque durant un siècle. Dire qu'il devient original quand il abandonne Hegel? Il utilisa la célébrité du philoraciste pour se faire connaître. Un professeur d'Oxford à la même époque introduit le wellfare en déduisant sa nécessité des écrits d'He(ta)gel... 10/ Comte et Schopenhauer ont beaucoup de points communs et méritent une place parmi ces philosophes du XIXè, tous avec un "grain", qui créent la psychologie. Freud a beaucoup pompé Schopenhauer mais Comte l'avait également devancé en de nombreux points... 11/ Corollaire: enseigner que toutes les philosophies se valent, que chacun doit choisir son directeur de conscience selon ses affinités? indifférent de choisir "divin Placon" ou Heid'Higler? 12/ voir Sarah Kofman, "Aberrations" Aubier, 1978: (auteur très liée au "descontructionisme Derry Dadaïen"): "Auguste Comte écrit très mal. Et il le sait... Mon hypothèse: la "mauvaise conscience" est le prix qu'il doit payer pour avoir voulu 'concevoir'... En exhibant telle une Méduse, un mauvais style, ne chercherait-il pas à défendre l'accès de son succès comme s'il dissimulait un secret plus ou moins honteux? Et si le style ne sert pas d'apotropaïon, (qu'è's aco?)... Du système de Comte, il ne reste guère aujourd'hui qu'un intérêt historique, sa qualité d'art est nulle; mais il en reste, du moins pour moi, ceci: par son caractère exceptionnellement rebutant, l'écriture de Comte est elle-même intéressante... etc... etc...". On aimerait connaître les philosophes écrivant bien selon l'auteur. Peut-être ont-il déjà reçu un "Wittgenstein"? 13/ HENRI GOUHIER, pages 588-589
14/ Cas de la mathématique, pour moi un langage qui apparaît au moment d'un "noodigme", (et pour l'exprimer, le transmettre). Erreur facilement rectifiable. |
