Humble contribution à l'appel du ministre chassieux, imposant la philosophie aux "scientifiques", (est-il
            (1) concerné puisque tecnico-dérivant?
           (2) comment un cerveau en manque peut-il choisir ses fournisseurs?,
présentée sous forme de: "Tentative d'expliquer aux scientifiques (1) non la philosophie des sorbonickeurs mais leur apport indispensable aux vrais philosophes; apport insuffisant sauf s'ils prennent en main la philosophie, après Poincaré-Canguilhem et ses amis, comme Russell-Whitehead et ses adeptes, kif d'Alembert-Magendie et leur descendance: (Pasteur-Cl.Bernard et l'école allemande de médecine), Newton-Locke et leurs continuateurs, imitant Darwin-Peirce, (et l'école américaine qui dépassé l'EuroSophie), Einstein-Popper (sans savoir qui des deux est le  philosopher), et Saussure et Wittgenstein, (la réincarnation de l'inKANTournable, lequel se suffit à lui-même),


"Ordeme Progreso"
 l'ascète de la philosophie parmi nous...,

        Comte? une curiosité inclassable, comme les villes de Zimbabwé, Angkor ou Machu Pichu, pas incluses dans un circuit facile, mais récompensant généreusement. Ma première surprise  fut la redéfinition comtéenne de "philosophie", très proche de mon opinion intime:

"L'apport de Newton n'est pas la 'gravité' mais ce 'calculus'
qui a lancé les artisans vers des siècles de progrès technique".
Comme exprimé par Henri Gouhier:
__
_  "Pour savoir ce qu'est l'esprit, regardons-le en train de remplir sa fonction d'esprit: Si cette fonction est d'unifier la diversité des phénomènes et d'expliquer la nature, les sciences seront de véritables « faits de l'esprit" et nous trouverons l'esprit en le cherchant là où il est, c'est-à-dire dans les sciences. Plus précisément: ce qui, dans une science, exprime l'esprit, ce sont les procédés qui assurent sa réussite : les «faits de l'esprit sont les méthodes". La connaissance de soi recommandée par les philosophes ne perd donc pas toute signification lorsque le moi échappe à l'observation intérieure, c'est une réflexion sur les méthodes qui permettent à l'homme de comprendre l'univers...(suite(2))
 
        Le jugement du même auteur,
"Le positivisme, la plus systématique (3) des philosophies françaises",
attire immédiatement un parallèle avec la réussite allemande(4).

Vraiment la philosophie exige une exploration:

"Pour comprendre, il faut découvrir, et pour découvrir, il faut inventer..."
        Mais pour juger, il faut comparer! (dixit Kant). Au moment de la décision, elle serait prise par notre cerveau droit, (merci Schopenhauer), programmé inconsciemment en fonction des coups reçus de la vie, (est-ce un peu rapide?) Corollaire: le jugement des philosophes sur Comte est reflet de leur maturation décisionnelle. Certainement influencé par mes "sponsors" je pense comme Popper, "Life, (therefore philosophy), is an unending problem-solving..."
        Ma méthode de synthèse (5)fut fabriquée durant des années de réflexion sur le problème de la décision en entreprise. Or, le pire en Top Management, n'est la fausse décision mais l'absence de décision au moment exigé...

Comte était-il "sur le spectrum"? (6)
        Il cumule de curieux extrêmes. Bâtard de Rousseau et de Condorcet, il révèle parfaitement; sans le résoudre, le dilemme du vrai créatif: le 'flip-flop' (7) entre imagination délirante et logique rigoureuse.
        Il représente surtout un puzzle que l'Humanité aurait intérêt à résoudre:

"Pourquoi un surdoué sacrifie tout pour devenir "Phare de l"Humanité"?(8)

Autre puzzle: l'effondrement du Mur entraîna celui des deux monstres divinisés:
        Hetagel, le feldwebel de la philo, et Marx, auto-promu libérateur des opprimés (9), sans accorder leurs places libérées à Comte, (l'ascète de la philosophie, (1798-1857) et à Schopenhauer (10) , (un peu dandysopher, 1788-1860) qui ont beaucoup en commun.
        Qui s'oppose à leur "réhabilitation" (11)? et pourquoi et dans quel but? (12) . Que les "diplomocus memoris causa, exigeant d'un philosophe notre orthographe fasciste aille en Pivot-Sophisme se choisir un pétosophe...
        Dieu merci, la Sorbonne eut de vrais penseurs, capables d'analyser une pensée exigeante. (13)
Opinion de Henri Gouhier:
        page 589: "Le positivisme est une philosophie de l'histoire du type de celles que M. Raymond Aron appelle des « visions panoramiques de l'ensemble humain» : il n'est pas sûr que la raison puisse découvrir le sens de I'histoire ni même dire si l'histoire a un sens; la philosophie n'est peut-être ici qu'une suppléante de la théologie. Mais aucun travail philosophique n'est vain quand il est l'œuvre d'un grand esprit. Que l'on reconnaisse ou que l'on refuse les principes directeurs du positivisme, il reste qu'Auguste Comte a mis au point une technique de l'analyse historique dont le mécanisme mérite attention et dont les résultats justement une étude précise. Par exemple, les raisons pour lesquelles Comte fait commencer les temps modernes au XIVè siècle et non au XVIè, ses vues sur "l'intellectualisme", comme on dirait aujourd'hui, de la synthèse thomiste, sa description de la société industrielle, ses réflexions sur l'histoire des diverses sciences et bien d'autres "thèses" particulières de sa philosophie surprendraient certainement des lecteurs qu'un positivisme scolaire et simpliste a rendu méfiant devant les gros volumes du Cours et de la Politique..."

L'idée d'un progrès dans la pensée effraie les pré-zénoniens?
        Comment peuvent-ils critiquer alors qu'ils apportent juste un retour aux Dark Ages? Leurs critiques sentent l'impuissance du peintre mettant des moustaches à la Joconde. Même les errances de Comte nous sont utiles comme un 'Attention cul-de-sac!". Personnellement, j'ai l'impression d'un montage semi-hégélien, dont les pièces sont bonnes mais mal placées (14) .
La philosophie de Comte est probablement le meilleur exemple de ce "devoir de mémoire" envers ceux qui ont fait progresser la pensée; pour démontrer qu'il faut tout réécrire en fonction de nos progrès actuels et notamment de l'apparition de la troisième axiale... Cette tâche n'est pas le but immédiat et une période transitoire peut utiliser les commentaires du genre ci-dessus.

L'urgent c'est

"Que proposerait aujourd'hui ce disparu?",
(on le fait à sa place?):
 
_ _

Clothilde de Vaux
(1) "Comment Comte inclurait le "bicaméralisme"
(2) La place de la famille dans sa sociologie.
(3) Le plongeon dans la Seine,
(4) Une Vierge-Mère, ni vierge ni mère...
(5 ) une place dans la sémiologie. 
(6) A bandeira brasileña
A suivre...

NOTES:
1/ Un des rares mérites de Khun, copieur de Comte, fut de mentionner les "savants d'exploitation", ("de cuchara"), qui sautent dans le bateau qui passe, et se la coule, comme rois fainéants. Il faudrait les situer dans le noodigme où ils paressent. On trouve des pré-darwiniens, des pré-newtoniens. Mais il faudrait également situer les autres professions, les prêtres, (aux Dark-Ages, les juristes fournissaient les papes, genre assassaint), les juristes qui ont la mentalité exigée par Hamou-Rabi. Point important dans les pays où l'ENÂne produit tous les ministres...

2/ Gouhier, page 8: "Dès 1819 le jeune Comte posent les définitions qui supporteront tout le poids de la construction positiviste. Les méthodes employées dans une science représentent la philosophie de cette science. Les philosophies ainsi constituées aboutiraient à une philosophie générale de toutes les sciences : celle-ci nous apprendrait à la fois ce qu'est l'esprit et ce qu'il doit être, puisqu'elle serait une réflexion sur les conditions de sa réussite, remplaçant la logique classique et la psychologie rationnelle. Enfin, une telle étude requiert une capacité et une formation bien différentes de celles qui font le bon astronome ou le bon chimiste; la division du travail exige une classe distincte de savants, les philosophes qui sont les spécialistes des généralités.
... il s'agit de constituer une philosophie nouvelle et même une nouvelle philosophie de l'esprit. La philosophie telle que la définit Auguste Comte est une philosophie des sciences puisqu'elle est essentiellement une réflexion sur les sciences. Mais ce qui intéresse le philosophe dans l'astronomie ou dans la chimie, ce n'est pas le monde exploré par l'esprit : c'est l'esprit en train d'explorer le monde; ce que la science dit des choses l'intéresse dans la mesure où l'œuvre manifeste l'intelligence de l'ouvrier...
...une philosophie de la nature se développe sur le plan de la science actuelle; elle a pour objet la nature telle que la voient les savants d'aujourd'hui; une réflexion sur les méthodes qui ont réussit ne définit exactement l'esprit qu'en mesurant ses progrès: elle le saisit à travers l'liistoire des sciences qui est comme la biographie de la raison... Ce qui remplace la métaphysique fondée sur l'expérience intérieure, c'est une philosophie de l'histoire de l'esprit à travers les sciences.

3/ Je me méfie des transpositions, (qui furent la méthode, désastreuse, d'informatisation des entreprises. Les trois 'états" semblent calquée sur la division des historiens: Antiquité, Dark Agas, Temps Modernes. Il me semble difficile de mettre dans le même sac les Grecs du Miracle avec le "divin Placon", (théoricien de l'esclavagisme amélioré et inspirateur-création du Dr Gustinus, théoricien du Moyen-Âge),. Donc, les Dark Ages commencent aux "aristosophers"...

4/ autrement prégonnée durant presque deux siècles la fameuse dialectique d'He(ta)gel, (1787-1831), "La philosophie qui en découle marque un point culminant dans la pensée philosophique..." (SIC dans Encyclopédie Hachette de 2001!) Beaucoup de points communs, l'individu considéré en un point espace-temps, prétendue continuation des Lumières et de Kant, évolution progressive de l'histoire...

5/ Qui peut reprocher à Comte d'être pré-einsteinien. Il croit encore au montage définitif, complet, hiératique, (digne d'un grand-Prêtre de l'Humanité?). Mais une représentation ne peut se calquer totalement sur la "réalité" qu'elle prétend représenter. Ce ne sera jamais une "vérité révélée". A tout moment, un détail, une seule "lueur de Branly, peut la remettre en cause. Alors la synthèse doit se recomposer, soit pour explosion, abandon et nouvelle synthèse et nouveau progrès suivant) soit pour confirmation et renforcement.
Je tiens ces principes pour capital en recherche, car le chercheur travaille seul et risque de se tourner en rond. Pires sont les discussiones avec les "pairs", (en réalité des "diplomocus memoris causa"). Toutes les découvertes que l'on m'attribuent sont dues à ce principe, basé sur le fait qu'une "représentation" est forcément image très relative du réel que nous essayons de deviner, qu'une poussière de Fleming" peut toute remettre en cause..

6/ A première vue, Comte semble bien des nôtres:
"Fin 1812, il était prêt pour le concours de Polytechnique. Trop jeune encore, il dû attendre encore un an. C'est sans doute à ce moment qu'il remplace son professeur de maths, monté sur une chaise pour sa petite taille..." (le cas du "petit prof" dont on affuble les "aspergers"), H. Gouhier, "La jeunesse d'Auguste Comte", page 68, VRIN, 1933):

"inaptitude à la soumission, au lycée, il menait la vie dure aux surveillants... son rang d'admission à Polytechnique, (premier de la région du Midi et 4ème au niveau national), lui donne le galon de caporal, qu'il perd aussitôt..." Polytechnique est fermée en 1816, pour chahut tournant à la révolte et Comte est un des meneurs, mis sous surveillance policière..."
     Ce qui est sûr c'est qu'il "managea" parfaitement ses crises, (1826, 1838, 1845), et même se dit "médecin":
 "Sagement livré à son cours spontané, cesser crise eut sans doute bientôt rétabli l'état normal comme la suite le montra clairement... dans l'établissement d'Esquirol, le plus absurde des traitements me conduisit rapidement à une aliénation très caractérisée. Après que le médecin m'eut enfin déclaré incurable, la puissance intrinsèque de mon organisation triomphe de la maladie et des remèdes..." (Lettre à Blainville, du 25/04/1825). 
     Mais le résultat curieux est que ses crises furent utilisées pour déclarer qu'il créa une "seconde philosophie". Comme pour Wittgenstein essayant d'améliorer sa première rédaction. Et ces plongeons dans l'inconscient ne lui ouvrent pas les yeux sur le monde réservé aux élus autistes. Il accorde tout à sa sociologie, alors que Maine de Biran et ses amis créent la psychologie. Comte refuse toute existence à la conscience. Il ne connaît que l'esprit et pour connaître sa  nature, il suffit de connaître toutes les branches de la connaissance. "L'individu devient une abstraction, la société est la vraie réalité... Pour organiser une société, il faut une doctrine capable de réunir tous les esprits en une seule communion d'idées..."
Enquête à continuer. Etablir des droits au titre de "top'autiste" est tâche longue et difficile, car l'enfance est généralement mal documentée. 

7/ Je peux exhiber un curieux examen: "esprit moitié logique, moitié illogique...", (parfaite définition du vrai créatif!) Je changeais trois mots et deux minutes après, on voulait m'envoyer en mission à la Centrale de Fessenheim!

8/ On peut évidemment rapprocher de van Gogh et Cézanne, de Gugheinheim et Gulbenkian, de Wittgentein et edison, des Nabots-Lycaons et Mobutus, de Jules II et Luther, Mozart et Debussy, Shakespeare et Goethe; qui, chacun à leur manière, se construisirent un tombeau... Mais certains se sont sacrifiés et ont servi l'Humanité; d'autres se sont servi de l'Humanité, et l'ont sacrifiée à leur fausse gloire...

9/ Marx souffrait d'un sérieux reste de satammisme familial et soutint son souteneur en survie biologioque durant un siècle. Dire qu'il devient original quand il abandonne Hegel? Il utilisa la célébrité du philoraciste pour se faire connaître. Un professeur d'Oxford à la même époque introduit le wellfare en déduisant sa nécessité des écrits d'He(ta)gel...

10/ Comte et Schopenhauer ont beaucoup de points communs et méritent une place parmi ces philosophes du XIXè, tous avec un "grain", qui créent la psychologie. Freud a beaucoup pompé Schopenhauer mais Comte l'avait également devancé en de nombreux points...

11/ Corollaire: enseigner que toutes les philosophies se valent, que chacun doit choisir son directeur de conscience selon ses affinités? indifférent de choisir "divin Placon" ou Heid'Higler?

12/ voir Sarah Kofman, "Aberrations" Aubier, 1978: (auteur très liée au "descontructionisme Derry Dadaïen"): "Auguste Comte écrit très mal. Et il le sait... Mon hypothèse: la "mauvaise conscience" est le prix qu'il doit payer pour avoir voulu 'concevoir'... En exhibant telle une Méduse, un mauvais style, ne chercherait-il pas à défendre l'accès de son succès comme s'il dissimulait un secret plus ou moins honteux? Et si le style ne sert pas d'apotropaïon, (qu'è's aco?)... Du système de Comte, il ne reste guère aujourd'hui qu'un intérêt historique, sa qualité d'art est nulle; mais il en reste, du moins pour moi, ceci: par son caractère exceptionnellement rebutant, l'écriture de Comte est elle-même intéressante... etc... etc...". On aimerait connaître les philosophes écrivant bien selon l'auteur. Peut-être ont-il déjà reçu un "Wittgenstein"?

13/ HENRI GOUHIER, pages 588-589
"Tel est le paradoxe de la civilisation, cette civilisation qui est l'épanouissement de la nature. « La civilisation consiste, à proprement parler, dans le développement de l'esprit humain, d'une part, et, de l'autre, dans le développement de l'action de l'homme sur la nature, qui en est la conséquence » (25). Ces lignes sont tirées de l'opuscule qui a présenté pour la première fois la loi des trois états et la classification des sciences: Comte n'a cessé de méditer sur le cercle qui fait de l'effet une condition et de la condition un effet. La civilisation ne peut pas ne pas être à la fois matérielle et spirituelle, l'esprit augmentant la quantité des biens matériels et l'accroissement des biens matériels favorisant l'essor de l'esprit. « En développant, à un degré immense et toujours croissant, l'action de l'homme sur le monde extérieur, la civilisation semble d'abord devoir concentrer de plus en plus notre attention vers les soins de notre seule existence matérielle, dont l'entretien et l'amélioration constituent, en apparence, le principal objet de la plupart des occupations sociales ». Si l'on songe que, d'après la loi des trois états, l'esprit positif, sur le plan temporel, anime des sociétés organisées, administrées, dirigées en vue de la production, on pourrait croire à l'avènement d'une civilisation essentiellement matérialiste. «Mais, ajoute Comte, un examen plus approfondi démontre, au contraire, que ce développement tend continuellement à faire prévaloir les plus éminentes facultés de la nature humaine... » . A commencer par les facultés intellectuelles: plus l'action sur la nature donne à l'homme l'assurance que ses besoins seront satisfaits, moins elles sont absorbées par les exigences immédiates de la vie élémentaire, plus elles sont affranchies des instincts et de l'affectivité, plus elles sont libres pour une curiosité désintéressée; d'autre part l'exercice de la fonction fortifie la fonction, chaque progrès de l'intelligence accroît sa capacité de progresser .

14/ Cas de la mathématique, pour moi un langage qui apparaît au moment d'un "noodigme", (et pour l'exprimer, le transmettre). Erreur facilement rectifiable.


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