__________ René Soubayrol, "L'ENFANT
FOUDROYÉ", Ed. O. Jacob, Janvier
1999 page 72:
L'équipe du centre,
Saint-Paul a suivi l'évolution psychologique différente d'un
frère et de sa sœur, tous deux atteints d'un syndrome de West, sous
l'influence de la continuité de la vigilance maternelle. Dans ce couple encore jeune,
le père était d'origine indienne, la mère française,
mais ils pratiquaient tous deux la religion hindoue empreinte de tolérance,
d'acceptation et d'absence d'agressivité. Leur premier-né,
un garçon, a eu un syndrome de West traité à l'époque
classiquement par corticothérapie intensive ayant nécessité
une hospitalisation et donc une séparation mère-enfant. L'enfant
a guéri assez rapidement de ses spasmes et de son hypsarythmie,
mais il demeurait encore lointain. La mère, très attentive,
a bien perçu le moment où son enfant a repris le contact
avec elle. «Un jour, il m'a regardée, avec ses yeux d'avant,
et je ne l'ai plus lâché. » Peu d'années après,
les parents ont eu un autre enfant, une fille. Celle-ci semblait se développer
normalement lorsque, vers l'âge de six mois, la mère, qui
avait malheureusement aiguisé son regard s'aperçût
que sa fille aussi présentait des spasmes en flexion. Conduite à
l'hôpital, l'enfant a reçu un traitement cortisonique, mais
la mère n'a pas voulu s'en séparer. Mais, dit-elle, «pour
elle aussi je n'ai plus lâché son regard, je suis restée
constamment auprès d'elle, lui commun quant ma présence et
la sollicitant sans cesse ». L'aîné a évolué
vers une débilité moyenne nécessitant une éducation
spécialisée, la seconde a conservé une intelligence
normale et a pu faire des études secondaires. Bien sûr, pourra-t-on
dire, ces deux syndromes n'ont pas eu la même gravité, le
traitement été plus précoce chez la fille que chez
le garçon puisque le diagnostic a été fait sans atermoiements.
mais on ne peut négliger l'acharnement instinctif de la mère
à ne pas couper son enfant d'une relation d'objet menacée. Une observation récente
de Didier confirme l'intérêt d'impliquer très
tôt les parents dans la relance de leur fonction contenante, soutenante
et de stimulation sensorielle pour ne pas rompre le contact avec l'enfant
dont les spasmes et l'hypsarythmie peuvent être interprétés
sur le plan psycho-dynamique comme des mouvements de retraits régressifs
qui font le lit de l'autisme.
__________ René Soubayrol, "The
STRUCK CHILD",
O. Jacob, January 1999 page 72:
The team of Saint - Paul
Hospital, (Marseilles) has followed the different evolution of a brother
and his sister, both with a syndrome of West, under continuous maternal
vigilance. The father was of Indian
origin, the mother was French but both practised the Hindu religion
imprinted with tolerance, acceptance and absence of aggressiveness. Their
first-born, a boy, has had a syndrome of West processed by corticotherapia
and necessitating a hospitalisation and therefore a separation from his
mother. The child healed enough rapidly but he remained "distant".
The mother, very attentive, could perceive the moment when her child resumed
the contact with her. «One day, he has looked at me, with his
eyes of before, and I never let him.» A few years after, they
had a daughter. She seemed to develop normally till she was six months
old. The mother, that had unfortunately sharpened its look saw that its
girl also had spasms in flexion. Conducted to hospital, the child received
cortisone, but the mother refused to be separated. As she says: «For
her also, I no longer dropped her look, I remained constantly beside her, soliciting
her look without ceasing ». The boy necessitated a
specialised education, the sister preserved a normal intelligence and was
able to attend secondary studies. Of course, these two syndromes
had not the same gravity, as the diagnosis was more precocious for the
girl. but one can not neglect the instinctive relentlessness of the mother
to avoid cutting the relationships with her child. A recent observation of
Didier confirms the interest to imply relatives very early in the revival of sensory stimulation and
not to break the contact with the child whose spasms can make the bed of
the autism.
__________ René Soubayrol, "El
NIÑO FULMINADO", Editora O. Jacob, Enero
1999 pagina 72:
El equipo del Saint-Paul (Hospital
de Marsella), ha seguido la evolución psicológica de un hermano
y su una hermana, (los dos cogidos por un síndrome de WEST),
debajo de la continua vigilancia maternal. El padre era de origen
INDIA, la madre era Francesa, pero LOS DOS PRACTICABAN LA RELIGION HINDU
imprimida de tolerancia, aceptación y ausencia de agresividad. Su
primogénito, un muchacho, ha habido un síndrome de Oeste
procesado clásicamente al período por corticotherapia intensa,
necesitando una hospitalisation y por lo tanto una de separación
madre - niño. El niño ha sanado bastante rápidamente
su hypsarythmia, pero quedo "distante". La madre, muy atenta,
percibio bien el momento donde su niño reanudo el contacto con ella.
«Un día, me ha mirado, con sus ojos de antes, y Yo nunca
le deje huir...?.» Pocos años después,
los parientes han tenido una niña, que parecio desarrollarse
normalmente cuando, a la seis meses de edad, la madre, que había
aguzado desafortunadamente su mirada con el hermano, entendio que su niña
también tenia un problema. Conducida al hospital, recibió
una cortisona, pero la madre decidió no separar de ella: "Yo
no la deje bajar su mirada. Yo he permanecido constantemente al lado de
ella, y peticionandola sin cesar ». El hermano ha evolucionado
a un promedio que necesita una educación especializada, la niña
ha conservado una inteligencia normal y habido sido capaz de hacer estudios
secundarios. Por supuesto, los resultados vienen del procesamiento
más precoz para la niña que para el muchacho por el
instincto de la madre... Esta observación
reciente confirma el interés para implicar parientes muy temprano
en el renacimiento de la función de relación, de activación,
y estimulación sensitiva para no romper el contacto con el niño
y protegerle de espasmos y movimientos regresivos de alejamiento que hacen
el lecho de autismo.