TRAITE de_RACISME à_USAGE__PRIVE
       Être fier de ses réussites rend-il "intello-raciste"? Newton osa réclamer ses découvertes, de manière jugée parfois intolérante, (je pense que Leibnitz, durant une visite à Londres, déduisit de conversations le "calculus" imaginé par Newton. Est-ce une découverte? )
        Darwin, très racé, pensait que certains sont faits pour étudier et d'autres pour les servir...
        1939-49: Mon "dressage" fut spécial, à l'ancienne, par quatuor vivant un racisme degré zéro, (plutôt rare!). Disons, mon milieu était persuadé que Dieu vous bourre de fric pour faire du bien.
Mais que des ouvriers réclament des salles de bain! inconcevable!
        1942: Deux "gabardines" vinrent en traction et emmenèrent mon médecin et sa femme. Au moment de partir, l'un d'eux dit, en allemand: "Et la gamine?" - "Nous reviendrons!" J'aimais mon médecin: il m'a recousu un pied en me disant: "Je vais te faire mal mais tu guériras plus vite..." Je n'ai rien senti, (je ne me savais pas autiste en ce temps...)
        A l'ouverture des camps, j'ai pensé: "Voilà pourquoi ils sont venus!" Mon médecin et sa famille survécurent puisque nous ne les avons pas laissé partir. Un des cas de sauvetage les plus intelligents: ils avaient déjà un pied dans le wagon!
        Des fonctionnaires, ces Gestapos, parfaitement décrits par Arendt". Moi, à l'ouverture des camps, j'ai ajouté à ma liste des problèmes à résoudre: définir "Hitler" et "juif"...)
Pote Lulu n'a mis que "juif du pape".
        1950: Plutôt que de perdre trois/quatre ans sur un "diplomocus memoris causa", je décide de les consacrer à comprendre l'Afrique, terre des colonialimes, esclavagismes, racismes.
               Première année désastreuse, à Alger, une seul élève algérien, fils de Bachaga!
Je saute le Sahara: un collège qui refuse les "petits blancs", parce qu'ils seraient parmi les derniers... (enfin le collège est un séminaire déguisé. Un élève me dira: "Les pères ne veulent que nous apprenions beaucoup!" Occase de se frotter à l'Ewhé ! (avant Hagège ?)
        1951:souvenirs de Petit Chose en Afrique: Mes petits sixièmes, le premier jour de classe, m'amène une espèce rare, venue du Nord, (il avait deux énormes balafres sous chaque œil) : "Il n'a pas reçu la civilisation!" J'ai essayé de dire: "mais un collège c'est pour transmettre la civilisation..." Le gosse disparut, détruit:
 Cette année-là tous mes troisièmes me ramenèrent la moyenne à l'examen de l'Etat-Français.
ASK THE OPINION OF THE BIG MOTORS

            1954-55: Furieux de n'avoir jamais rencontré un seul père, dégoûté des blancs et des blanchis, je saute sur une occase, (possible grâce à retour avion plus résistance d'hautiste): 
construire une usine seul en plein Sahel, pour  rencontrer vraiment l'Afrique "profonde".
        L'inspecteur des TP fait l'impossible jusqu'à l'imprudence pour me coincer: à la conduite, j'échappe au ravin. Au code, il me coince: "Ce signe n'existe pas!", (je n'ai jamais trouvé un taxi parisien qui le connaisse!) Je me mords les doigts. J'aurais pu au moins indiquer la "catégorie", (interdit, prudence...). Curieux racisme qui interdit les autobus au Cul-Blanc! Je le revois, on négocie: "J'aurai des chauffeurs qui ont le "transport en commun", même ceux qui ne savent passer les vitesses!"
Pour chaque catégorie professionnelle, j'inventerai une "égalité". Sans peine, je suis aussi ambidextre que Vinci...
      Un maçon vint tout joyeux: "Ton frère est venu". Jo assurait les liaisons avec le Siège; compétent et de toute confiance, arrivé par son travail. Dès que j'eus terminé la villa, je lui dit d'apporter sa natte et nous mangions ensemble. Mon " premier frère " fut togolais. Règle : "Pour devenir ami, régler des problèmes ensemble. Dans chaque pays, j'eus des "frères". Ils m'ont expliqué leur pays et parfois protégé. Un "autiste" en a continuellement besoin, (les "frères" m'ont manqué en déché(Fr)ance) .
        Grâce à un missionnaire, à qui je monte des demi-camions de sable, je fus initié dans une tribu perdue. Ensuite, je dormis dans la hutte des mes ancêtres. Le lendemain, repas "à la viande", (de curieux poulets qui avaient pris leurs jambes sans leurs cous), et tour du propriétaire avec les jeunes. Pélerinage au "Champ de la Bataille" où s'illustrèrent mes nouveaux géniteurs: je promets d'éviter "mes ennemis", de l'autre coté du ravin, une tribu "innocente", qui n'avait jamais reçu un "Iéwo", pas même déguisé en "Fada". Je ne sais trop ce que j'ai promis, (par la suite, il se révéla que le catéchiste traducteur ne connaissait pas la langue).
(En ce temps, tout était poétique, transmissible, explicable, limité et délimité, supportable, même le black-racism). 
        Je suis fasciné par les anciens esclaves, libérés par la venue de "colonialistes". Je contrôle l'âge: "Je tirais l'arc quand  Blanc est venu..." Un missionnaire reçoit une demande, un certification de royauté. "Mais vous étiez tous esclaves". Question de définition. Le grand chef du lieu avait 80 femmes. Une production de princes.
        "Comment peut-on accepter d'être esclave?" le "fada" traduit:
"Ils acceptaient mais avaient peur d'être mangés lors de famines...

     1965: Je demande qui a évacué de la Sorbonne les meilleurs cerveaux du siècle, Popper, Wittgenstein...

           1970: Mines du Zaïre:  Ayant convaincu la Direction des Mines qu'on devait établir des "gammes de maintenance", uniquement les pièces avec besoin probable. Je les pointais sur les manuels Un jeune local, les tapait, sans pouvoir me suivre. Alors, je pris une machine. Dès l'âge de douze ans, j'eus la meilleure machine de l'époque, l'Underwood. Ayant fini un paquet de gammes, je le lui tendis: "Vous me corrigez..." Mon jeune collaborateur me regarda ahuri. "Je suis très distrait. Il m'arrive de faire des erreurs. Et il faut toujours faire contrôler son travail"...
      L'employé belge, a parte, m'expliqua: "Vous savez, les indigènes... faut pas trop en attendre, faut pas leur donner le travail compliqué..."Je tapais, raturais, mais mon tout était lisible, déjà cadré selon mes exigences.
 Les dactylos locales, (formées par les sœurs), adorèrent ma formule
        1971: My  Indian-Durbanese friend  me recommanda une "portuguese" pour tourner la loi sex-apartheid. "Mon son won't marry a White girl but no Nigger will fuck my daughter..." Gandhi thought and built his "hindumanism" in this town?  I liked the six-entries-pissing-block.
        A Cape-Town, il suffisait de demander si les bushmen sont des hommes... Qu'en pensent Desmond et Mandela? Que penser des "religieux" qui achètent de l'or pour éviter le chômage aux gold-mine-diggers lésotiens?
        "Bus go beach?" -  "Bus not for White! ", (l'Apartheid inversé?)  A mon voisin: ""Bus go beach?" - "Yes!" - "I go beach? How money?" - "Not for WHITE!", (mais le receveur doit faire payer ceux qui apparaissent. Il revient: "I go beach. Bus go beach?", (le jeu de l'idiot est un des rares jeux qui m'amusent). Finalement le receveur me montre:
"Beach! Beach! You out!", (sans me faire payer. L'apartheid a son bon coté).

G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre...