4ème Mano a Mano avec "Philosophes-secondaire":
Semaine 6-12 août:   Schopenhauer


12/08/05
1/ Le grand paradoxe de la philosophie!
  1.1 L'élu de Marianne bâtit sa tortue
  1.2  Dire du mal de notre petit "génie" !
  1.3 Google <"two brains" discovery>

  1.4 Trop difficile à comprendre: "Les 4 Racines"
  1.5  Trop facile à lire: "Parerga et Lipomena"
2 Schoppy comme philosophe de l'intuition
  2.1 Explorer le "dernier continent".

3. Echec d'un surdoué pour la philo
4. Minute de silence pour siècle, (et demi), perdu
Annexes:
1/ Opinion débridée des Grands Moteurs
2/ Schopenhauer et l'Art
3/  Gracian, créateur de l'aphorisme

1er: Descartes-Spinoza
2è:  l'inKANTournable
3è: Hetagel
 Schopenhauer
5è:  NIETzsche
6è:  Marx

    Embaucher un pigiste pour nous expliquer  le grand paradoxe de la philosophie!
 Faut le faire et du coup, le petit boulot à prendre,  "Grand Journal d'Opinion", c'est cuit pour Marianne.

1/ Le grand paradoxe de la philosophie?
    De tous les philosophes, Schopenhauer [1] est le  plus facile à lire et le plus difficile à comprendre.

Mais voyons comment :
1.1 L'élu de Marianne bâtit sa tortue[2]
       D'abord le nez : «Eh bien nous ne nous en sommes finalement pas mal tiré! » Quelle intrerprétation?  il a enfin à trouver un public? Devant une affirmation mystère,  faire plusieurs hypothèses de recherche.
       "...bien que sa doctrine, sa « pensée unique », comme il l'appelait, ait été formé dès la publication, en 1818, (il n'avait alors que 30 ans ),  de son grand ouvrage, "le Monde comme Volonté et comme Représentation..."  (Précocité? normalement impossible en philosophie!, (voyez Kant). Pourtant, la "pensée unique",  jamais modifiée par la suite, est évidente dans sa thèse, 1814, et formée bien avant.    
      Et la queue: "Cet intellectuel qui se désintéressa de la marche de son époque pour ne s'occuper, comme Socrate, que du  problème de la vie, est peut-être tout simplement "notre premier penseur vraiment contemporain". Etiquetage facile et Arthur finit comme le "père de la recherche psychologique moderne en tant que psychologue du Vouloir",  (ça sonne comme une citation à l'ordre du bataillon! C'est vrai! il avait un siècle et demi d'avance!  Mais pourquoi  de banales affirmations, attribuées à dix autres! (que les suivants au portillon aillent se rhabiller!)
    C'est pourquoi je me méfies de ce "Vouloir": c'est la porte ouverte au "Moi", au "Ca", à l'Emoi.et "idi quanti". Et j'aime beaucoup les petites lumières des scanners, parce que je sais où ça se passe quand je pense, même si l'interprétation c'est pour le quatrième millénaire, (comme prédit par Wittgenstein, il y un siècle)

    Un truc pour avancer les choses:
1.2 Dire un peu de mal de notre "génie".
        Pessimiste? Juste un "dandysopher". "Eh bien nous ne nous en sommes finalement pas mal tiré!"  A-t-il vécu dans l'angoise de finir  fou
[3]?  de finir sur la paille? [4]) S'il avait gagné sa croûte de ses mains, il aurait rencontré moins de problèmes.[5]  Avec sa fortune, sa culture, sa "représentation", il pouvait facilement trouver dans le salon de sa mère. Pourquoi  courir la fille facile, docile?  il souffre du complexe de "don Juàn espagnol autentico". L'inconstant qui évacue la fille dès qu'elle présente des "prétentions"; qui détruit et rabaisse. Mais ses réflexions misogynes continuelles contiennent plus:
"La nature a atteint son but en représentant comme intérêt personnel  de l'individu,
 « qui croit travailler pour lui-même alors qu'il travaille pour l'espèce »
        (C'est du Dawkins, dès 1818, dans "Le Monde", n° 1293, et la condamnation de la freudouille [6] )
Mais qui explique:
"La conscience individuelle est donc si entièrement phénoménale,
que même dans le même «moi» il peut en surgir deux dont l'un ne  sait rien de l'autre,
(Schopenhauer "Ethique, Droit et Politique, 1851).
    La philosophie, un peu poussée, réussit là où les instruments les plus modernes science calent. Schopenhauer, en 1814, flaire ce que Dawkins démontrera en 1977, dans "The Selfish Gene". En 1851, ce "grand penseur pour l'Europe" a simplement flairé le bicaméralisme, (découvert en 1951 par Sperry, mais connu depuis longtemps, selon Nobel 1981 [7], et Pavlov [8]. Avec des attardés de nos jours, [9]  ( le "fayolisme" n'a pas besoin de Fayol!),  et les "grands moteurs" semblent de mon avis,

 
1.3 Google <"two brains" discovery>


   KARTOO en première page!  <http://www.prosopautism.com/StarCrea.htm  .../eSchop.htm .../prosopa.htm
Google: <"two brains" discovery>,  (guillemets pour limiter).
Could Arthur understand his DISCOVERY?
... (you have the impression your two brains are quarrelling: the right lobe ... However, in a discovery, the aftermath is more important for humanity than ...
www.prosopautism.com/eSchop.
Google:       14è sur 5.990  ALTAVISTA : 4ème,
AllTheWeb : 17è sur 8.310  MSN 44è sur 8.344
TEOMA :        9è sur 1.290  HotBot : 9è;   M6net : 1er
Et Apparition de "Quel "neuro" se risque à psychanalyser Albert?"
... the method is the best of any big discovery" or "the definition of the definition leads back to  certainly the fact of the two brains, according to specialisation of each ...
Aparition de joconde.9online.fr (3è sur M6net.fr)

    Stop moteurs: maintenant, à résoudre les paradoxes:
Schopenhauer comme le philosophe le plus difficile à comprendre et le trop facile à lire.

    1.4 Le plus difficile des philosophes? 
        Je risque une autre provocation :

        Schopenhauer n'a écrit qu'un livre, sa thèse de doctorat:  'The Four roots of the Principle of Sufficient Reason".
        Thèse soutenue par les deux auteurs préférés de mon club Schopenhauer, (sino-anglo-germanique, étendu de Tokyo à Vancouver; et je suis le seul français, as usual).

       Bryan Maggee for Britain, (probablement le spécialiste de Schopenhauer et le meilleur historien de la philosophie): "A better title would have been "The Nature of Explanation... We'll never arrive to a final, exhautive, explanation".
       Safranski pour l'Allemagne: « Toute synthèse essentielle trouveront leur formation durant les cinq des années où il écrit sa thèse, qui est le début d'un travail d'explication".
    Formulé par Schopenhauer: "... No attempt to say what or for what purpose the world exists, but merely what the world is..." "The problem is "we simply cannot imagine anything objectively of which no "why" could be further demanded", (et reformulé par Wittgenstein: "The problem is : "What we simply cannot speak  we must remain silent about"; (et si Schopenhauer veut "péter"l'aristotologie,  j'applaudis!).
    Une "explication" n'explique pas; elle est une "réponse", une solution proposée, à un problème rencontré, parfois insoutenable. Qui explique que la "philosophie" de Schopenhauer apparaît soudainement, (au contraire de celle de Kant)?  "Le Monde", dans cette optique devient le développement de la thèse universitaire, une œuvre  sauvée par le troisième "conditionnement" :

     1.5  le philosophe au monde le plus facile à lire, (en apparence), parce que Schopenhauer comprit, peu avant sa mort, qu'il possédait le  style-pour-plaire aux littéraires et au grand public,[10]  "l'aphorisme"[11] cultivé des moralistes, La Rochefoucauld,[12] La Bruyère, Vauvenargue... Donc le surdoué en littérature perce très tard,  grâce à un genre, qui lui sert de publicité pour son "Grand Livre"[13], style de tout Journal de Voyage, (deux, trois faits de la journée, comme une pendaison à Londres ou la rencontre à Paris avec Nabot-Lycaon). Par formation-déformation, je préfère dire: "Billet du Directeur",[14]). Facile de tirer un recueil de son Monde, et c'est déjà fait. (athée).
    Coïncidence? Le livre qui créa ce genre fut traduit de l'espagnol par Schopenhauer en 1850,  l'année qui précède ses "Parerga et Lipomena". Auteur? un bien curieux jésuite,, qui en 300 "aphorismes", (tirés de deux livres précédents), n'utilise "Dios" que trois fois, et jamais "Jesus".
    Zola, Huysmans, Maupassant, Renan, Taine, Ribot, Brunetière, qui n'a pas lu le best-seller? Voir dans  "Présence de Schopenhauer", de Sans, (Que-Sais-Je), la conclusion qui aligne, sur un siècle, une théorie de littéraires et d'artistes, en besoin de pleurer sur eux-mêmes, enchantés de trouver une quasi-théologie, (reste à prouver que des artiss' peuvent comprendre un philosophe qui ne se comprend pas très bien lui-même).
    Les philosophes français ne pouvaient aider: à cette époque, le grand penseur est Cousin, (nous avons une réplique récemment). Comte, (qui mérite la seconde place comme philosophe du XIXème siècle), a aidé indirectement un confrère  se limitant à un strict empirisme et à la seule étude des phénomènes.  Mais Napoléon III voyait la philosophie comme le roi de Prusse, (et la peinture à travers Meissonnier et Winterhalter). Schopenhauer  a-t-il facilité ou seulement justifié la percée de l'impressionisme? (à sa mort, Muse Morissot a vingt ans, Renoir, vingt-et-un).
        Moi, je sens le besoin d'une parenthèse sur Schopy et l'Art)

2 Schoppy comme philosophe de l'intuition
    « Toute philosophie authentique se ramène à une ou deux intuitions fondamentales, (Bergson), et cette remarque n'a jamais été aussi juste que pour Schopenhauer, bien devant Descartes, Pascal et Kierkegard". (Sans, page 33).
    Un vrai philosophe est tout aussi difficile à comprendre qu'un vrai savant. Nous devons donc aborder ce philosophe par des "hypothèses de recherche", en déduisant l'utilité de ses intuitions... Puis "falsify to fortify"!
     Au jeu  de l'intuition  Schopenhauer est le plus doué, (même Wittgenstein s'incline).  Comme vu, il compléta Kant, (qui avait vu MV2 dans l'espace sans le voir dans le temps). Plus:  il se retrouve parmi  les rares philosophes qui flaire un charlatan [15] dans un "grand penseur", ( onmouseover="AffBulle(DalleImportant)" onmouseout="HideBulle()">enterré maintenant). Il a longuement  décrit  l'intuition et le "génie", par nature plutôt indescriptibles :
 "... l'intellect ressemble à une banque d'émission qui, pour être solide, doit avoir des valeurs en caisse
afin de garantir ces billets; les intuitions sont les valeurs, et les concepts les billets »
.

          J'aime les pages où il défend notre "solitude",[16], indispensable au travail personnel,  attendant, respectant, accueillant, l'inspiration qui viendra comme le voleur de l'Evangile, quand et si elle veut; que je trouve en Edison, Montaigne, Eisntein, Newton, Wittgenstein, et je vous laisse continuer. Parfois, je pense tous les diplomoculs loufoques, lorsque  des "médecins" ne comprennent pas que je vis dans un club inter-mondialisé, rencontrant des cerveaux qui m'intéressent et réciproquement.
        Et je recherche, plus que tous, les cerveaux qui sauront-pourront :

2.1 Explorer le "dernier continent".
    Problème:  faire taire le "bavard". je me demande si Schopenhauer sut deviner le rôle de la science comme moteur de la philosophie.[17]) Car Schopenhauer lui-même s'enfonce[18] et nous enfonce dans sa volonté de décrire, de prouver, d'expliquer. 
    Toute exploration comporte des risques: l'Afrique exigea son lot de cadavres, la conquête de l'espace fut relativement modérée, (quelques douzaines de cadavres dans les infinis). Mais la conquête du cerveau taxe également, autrement. Plus, elle exige des cerveaux prenant des risques et  plus qu'intuitifs, hyper-préparés pour remarquer "la lueur de Branly et la poussière de Fleming", (de mon temps, un bon choix fut le "bicaméralisme" et le "chip").
    Je le classe sans peine dans le groupe des philosophes du 19ème *** frappant à la porte du dernier continent, notre cerveau, avec un "grain" et prenant des riques, ( Schopenhauer a peut-être reculé, vu le nombre de ses ancêtres qui avaient un gros grain).
    Plus, de mes propres expériences, on se forme très tôt à ce genre d'exploration, (j'attends donc beaucoup  d'un type ultra-rare dans un groupe très rare, l'enfant-late-talker par décision, qui refuse de parler,[19] (avec une conscience et une volonté de comprendre extraordinaire)
      Et je leur donne un but :
expliquer et résoudre l'échec des "moralistes", comme libellé par eux-mêmes:
     "Nos systèmes de morale ne feront jamais des hommes vertueux, des saints,
 pas plus que nos théories sur l'art ne susciteront des poètes, des peintres, des musiciens..."

3. Echec d'un surdoué pour la philo [20]
    Comment expliquer qu'un surdoué pour la philo se soit étalé? Encore une démonstration du problème du candidat en philosophie: il doit choisir un conducteur mais prend le train qui passe. Schopenhauer démarra avec un professeur admirateur de Platon, [21], (représentant la métaphysique solide, garantie par Dr Guguss), et Kant, (qui indiquait les limites de la métaphysique). Schopenhauer ne se sortit jamais de son burinage à base des "Idées platoniques" malgré un cerveau mieux préparé pour la philosophie que Kant, (et plus d'humour britannique : «Quand j'écrase une mouche, il est bien clair que je n'ai pas tué la chose en soi mais seulement son phénomène").

4/ Une minute de silence pour un siècle, (et demi), perdu.
    Vers la fin de sa vie, Schopenhauer tombe sur le paradoxe de sa vie: "pourquoi tant expliquer et se disputer, si nous sommes totalement conditionnés par la "volonté", (explication logique, qui n'explique rien mais attire immédiatement les "espontaneos" et, en France, tant de "philosophes-secondaire",[22] de omni explicandi... Alors, je risque mon opinion sur l'échec de Schopenhauer :

       Il n'y a pas de différence entre la manière de penser, donc de besoins, entre savants et vrais philosophes.  "Si Robinson trouve toute la science du 3ème Millénaire, ce ne sera pas de la science", (Popper). Elle doit être discutée. Pouvons-nous étendre à la philosophie ?
      Lorsque Kant déduit la "relativité" dans l'espace, Schopenhauer réplique: "Je la trouve aussi dans le temps". Personne ne répondit à ses provocations: ni les littéraires à la Vigny, ni aucun savant pour remarquer que  ce cerveau mystérieux était peut-être actif, silencieux par contrat avec le "bavard", (à condition de donner les ordres). Comte? très occupé à créer une "église" qui le rendra ridicule... Que n'a-t-il rencontré Maine de Biran ! (1766-1824), avec des intutions si proches.....
Schoppy qui "vécut pour la philosophie sans besoin d'en vivre" nous a du moins montré que la philosophie n'est pas un métier. Kif, l'informatique, le téléphone, la conduite automobile... juste des nécessités modernes, ("life is problem-solving"), ce que j'ai fait sur trois continents, en 175 entreprises.

         Reste le plus difficile, faire disparaître l'usine à "philosophes-secondaire", qui sort en coulée continue ces "athéo-chrestiniques" triomphant dans les KawaSophies.
         Il faut surtout en finir avec cette doctrine que tous les philosophes se valent, que chaque aficionado doit choisir le "torosofo" qui l'attire.
  Et enterrer Platon le négrier, (fond de sauce de l'augustinade) et l'Aristoto, (fond de sauce de l'aquiquinade).

G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...
 

Annexe 1: Opinion débridée  des Grands Moteurs,

         Tapez:  <two brains discovery>, (sans guillemets):

 Could Arthur understand his DISCOVERY?
... really two masters ... discovery by neurospecialists, like bicameralism  "Libet's delay line", "synesthesia"... I could consciously tried "voice-hearing", (you have the impression your two brains ...
YAHOO:   28è sur  2.290.000
AllTheWeb6è sur 1.810.000 TEOMA:   28è sur  174.600

Annexe 2: Schopenhauer et l'Art

        Chaque fois que j'ai rencontré un(e) véritable artiste ayant approfondi la musique et la peinture, surtout le défi au peintre, le portrait, (le Joconde définie comme défi aux portraitistes),  il / elle a préféré la peinture à la musique. En effet, il y a trois stades : la création, (difficile à atteindre en musique, la seule voie en peinture),  l'exécution, (qui exige la perfection de Chopin) et la consommation, (genre Goûte et MiHaut). Schopenhauer n'a pratiqué vraiment que la musique et n'a jamais atteint le top niveau.
« La philosophie de l'art, par Jean Lacoste, PUF. 1981, (chapitre Schopenhauer, pages 36-44):
    Très bon début puisqu'il rappelle, dès page 4, que Léonard de Vinci assimilait la peinture aux « raisonnements philosophiques» et à l'exploration de la nature. Page 5, que Platon "condamnait les beaux-arts, qui n'existaient pas en tant que tels chez lui, (un guide à recommander!)". L'art est un test acide en philosophie. Seul les vrais philosophes s'en tirent. Schopenhauer aurait pu être critique tout autant que Proust ou Baudelaire. Mais s'appuyant sur des "théories sorties du cerveau gauche", il arrive à divaguer comme tous les philosophes qui se mêlent d'expliquer l'art à partir de leurs élucubrations.
,griffonnages montrant le degré atteint par Schopenhauer en dessin, (merci à  Didier Raymond, pages 124 et 137)

    « Il est difficile d'évaluer la place qu'il convient d'accorder à Schopenhauer dans la philosophie de l'art... Il semble ouvrir une ère nouvelle avec un système métaphysique qui reconnaît « l'importance souvent méconnue et la haute dignité de l'art » il accorde une place essentielle à la musique, « reproduction de la volonté » elle-même. Mais il paraît surtout «platoniser» elle a célébré l'arc pour me le trahir en voyant en lui une « consolation provisoire ». Et ils s'enfoncent dans la caverne plate ni si elle ou règnent l'illusion du devenir tissé par les êtres dans l'espace et la succession temporelle, (comprenne qui pourra). "Gilson reproche à Schopenhauer (comme à Bergson), d'imposer à l'artiste le point de vue du spectateur, de l'amateur..." (on ne peut mieux dire pour le dandy-sopher, qui se contenta de jouer la "Pie Voleuse" sur flûte traversière,
 

             La beauté de la nature (trahi son désir de passer du monde de la volonté aveugle dans celui de la représentation) la volonté finit donc par commettre ce suicide qui était son secret désir l'objet sublime menace en effet la volonté individuelle que la beauté est réduite au silence. La sculpture et la peinture font apparaître les animaux et les hommes comme des Idées qui sont objectivations plus manifestes de la volonté et la tragédie a le paradoxal privilège, avec la peinture d'inspiration chrétienne, de nous montrer le spectacle de l'écrasement de la volonté, de sa conversion et de son suicide. La musique en effet n'est pas comme les autres arts une copie des idées dans lesquelles la volonté s'objective mais une reproduction de la volonté elle-même : « elle exprime ce qu'il y a de métaphysique dans le monde physique, la chose en soi de chaque phénomène ».
            Il serait facile de sortir un recueil d'aphorismes délirants :" le sommet de l'art n'est-il pas la peinture religieuse de Raphaël et du Corrège, où l'artiste, après avoir représenté la volonté dans la hiérarchie de ces objectivations, la représente enfin au moment où elle se nie elle-même au moment où se dévoile définitivement le secret du monde ? Voilà la résignation, le grand mot de la fin, le dernier avant la béatitude suprême, celui qui forme le thème central du paragraphe 68 du livre IV du Monde: «la volonté se détourne désormais de la vie.
          L'homme parvient à l'état de renoncement volontaire, la résignation, la tranquillité véritable, l'absence complète de Vouloir..." (Sans page 81).
Pour expliquer que la musique n'est pas douloureuse quoique copie du vouloir, Schopenhauer répond que la musique nie le vouloir grâce à la contemplation. Elle ne correspond pas, au moins à dès l'abord, au sujet individuel mais au sujet pur de la connaissance... Elle est véritablement le seul art qui nous permette le dépassement complet de l'individuation. « Vive la musique de Rossini, qui parle sans parole !
« La philosophie de l'art, par Jean Lacoste, PUF. 1981, (chapitre Schopenhauer, pages 36-44)
et merci à  Didier Raymond, pages 124 et 137,  griffonnages montrant le degré atteint par Schopenhauer en dessin, alors que quelques mois de travail l'auraient amené au niveau minimum que j'exige pour un philosophe très courant, (celui que j'ai atteint.
. Malheureusement, j'ai dû opter pour  l'occasion de vivre et survivre cinq ans dans un champ d'ondes électromagnétiques).


  
Annexe 3:  Gracian, créateur de l'aphorisme
    Apparemment l'Espagne est en avance sur la Bibliothèque de Matois Mittereux: il est possible d'analyser le créateur d'un genre littéraire en espagnol, (et en anglais!): le curieux jésuite, qui, en 300 "aphorismes", ne mentionne que trois fois Dios et rien pour le joKriss!
    Teclar Google español: "Oraculo Gracian",  4,250 papeles
http://www.liceus.com/cgi-bin/aco/lit/01/022690.asp
    "Las obras preferentemente traducidas, y de mayor influencia europea, han sido El Criticón y el Oraculo manual. Se percibe claramente su presencia en grandes escritores franceses como La Rochefoucauld, La Bruyère, Fénélon, Corneille y Voltaire. Y a su prestigio mundial ha contribuido decisivamente la estima que de Gracián hicieron dos de los más famosos y radicales filósofos alemanes: Schopenhauer y Nietzsche. El primero, que tradujo el Oráculo a instancias de Goethe, afirmaba: "Mi escritor preferido es el filósofo Gracián. He leido todas sus obras. Su Criticón es para mi uno de los mejores libros del mundo." Y Federico Nietzsche, escribía, refiriéndose al Oraculo: "Europa no ha producido nada más fino ni complicado en materia de sutileza moral."
        Je trouve  intéressant, que Schopenhauer inclut l'Espagne dans son Europe. La France et l'Angleterre normal, (il connaissait mieux leurs littératures que celle de l'Allemagne). Et Schopenhauer dédiera quelques années à l'Italie, (avec le plaisir de découvrir dans la bibliothèque de Milan ses œuvres déjà à l'Index!)
 
NOTES:
1
/ Schopenhauer (1788 - 1860)
1807 se met au latin, (19 ans, anormal pour l'époque; idem, Maine de Biran),  par leçons particulières,
1809
puis au grec, en logeant chez un helléniste. Etudes boulimiques, médecine, astronomie, commence la philosophie à 22 ans, (à l'âge où nos pétosophes sont agrégés-docteurs-rentiers), suit les cours de Fichte, ( note 3) qu'il apprécie peu, (au contraire de notre ministrosophe-monisopher).
1813
(25 ans) thèse de doctorat : "Les Quatre Racines du Principe de la Raison Suffisante"

1819 (31 ans) "Monde comme Volonté et Représentation".

1851 (63 ans), "Parerga y Paralipómena" le catapulte à la renommée dans le "grand public"

1859 (71 ans) Troisième édition du "Monde comme Volonté et Représentation"






2/  Ce qui frappe dans cet article, c'est le ni-queue ni-tête, l'impossibilité de mettre un titre sur un paragraphe, (c'est le moins pour le champion de l'aphorisme!) Et les sous-titres, ("Curiosité universelle", "Puissance des rêves"), semblent bien confirmer ces deux points de vue. Alors, si l'ordinateur n'est pas pour les domini-chiens, pourquoi ne pas partir d'un texte sur le WEB, et l'améliorer. Je propose Roger-Pol Droit ,(http://www.ledevoir.com/2003/08/30/35080.html), (sachant-son-français"), pour m'excuser d'avoir préféré Fray Loyson d'Argentan lorsque je cherchais une "tête de Turc", (comme conseillé par Alain) pour fesser un couillonneur de jeunes exigeant un "prophilo avec connaissance de l'entreprise".
     Tous ont bien mérité une "règle du T".




 


Fichte-moi-ça
3/ Le paragraphe suivant, (cité par Didier Raymond, page 62,) détient peut-être la clé de sa philosophie : "Les cours de Fichte sur la folie suscitent l'intérêt du jeune homme. Problème qui semble par ailleurs l'obséder depuis la mort de son père mais, alors que Fichte qualifie le fou de bestial, Schopenhauer à « l'envie de mettre un pistolet sur la gorge de Fichte». Il ajoute : « Ce n'est pas la folie, c'est la stupidité qui rapproche l'homme de l'animal... En observant souvent les fous, je ne trouve pas que ce soit leur raison, (c'est-à-dire la faculté de juger) ni leur entendement qui soit malade car ils sont souvent d'une sérénité, d'une humeur de saints; et presque tous jouissent d'un grand contentement et d'une gaieté permanente. La folie surgirait-elle lorsque l'intelligence n'a plus de pouvoir sur la volonté? La folie serait-elle un désarroi de la mémoire ? car les fous reconnaissent presque toujours les choses présentes ; c'est pour cela que leur entendement est sain et qu'ils parlent et qu'ils comprennent comme il faut, qu'il jugent et concluent que tant qu'ils n'ont pas recours à la mémoire pour se rappeler des choses antérieurement dites; la raison n'a donc pas malade, c'est seulement quand aux choses passées et aux choses absentes qu'ils font erreur."






4/  S'agit-il de la peur de finir fou: Schopenhauer, enfant, voyait son père en crises psychotiques et finissant par se suicider, On insiste que dans ces crises, il ne reconnaissait personne, ("prosopamnésie momentanée"? Certainement un choc pour un enfant que son père ne reconnaît pas. Parmi ses ancêtres, il y en eut d'autres tout aussi dérangés, (Didier Raymond, page 14)
    Autre motif de crainte: Schopenhauer vécut oisif comme un Lord. Mais à un moment, il fut au bord de la faillite.



5/ Difficile de prendre au sérieux un désespéré qui ne gagna jamais sa vie, prenant ses repas à l'Hôtel d'Angleterre. Pessimisme? "La partie la plus mondaine", "Gueule de bois de la bourgeoisie", (Sans, page 101)



6/ Singeant Charcot, Freud centralisa sa psychanalyse sur le sexe, évacuant les deux meilleurs éléments de sa bande: Jung et Spielrein. Or, une fois compris, que nous sommes le porteur, (devant mourir), d'un gène qui nous survivra et nous procure du plaisir pour se transmettre, (pour quitter le navire!), le choix imposé entre attraction sexuelle et hantise de la mort n'a plus aucun sens.



7/Sur le "bicaméralisme": http://nobelprize.org/medicine/laureates/1981/presentation-speech.html :

Comment by the Nobel Prize in Physiology or Medicine 1981:

"However, it has been known for more than a hundred years that despite their similarity and close linkage the two hemispheres have in part different tasks to fulfill. The left hemisphere is specialized for speech and has, therefore, been considered absolutely superior to the right hemisphere. For the right hemisphere it has been difficult to find a role and it has generally been regarded as a "sleeping partner" of its left companion. In a way the roles of the two hemispheres were somewhat like those of man and wife of an old-time marriage.

   "However, Sperry in his investigations was able to reveal that the right hemisphere in many ways is clearly superior to the left. Foremost, this concerns the capacity for concrete thinking, the apprehension and processing of spatial patterns, relations and transformations. It is superior to the left hemisphere in the perception of complex sounds and in the appreciation of music; it recognizes melodies more readily and also can accurately distinguish voices and tones. It is, too, absolutely superior to the left hemisphere in perception of nondescript patterns. It is with the right hemisphere we recognize the face of an acquaintance, the topography of a town or landscape earlier seen.


Http://algoxy.com/psych/twominds.html :

Parapsychology "Two Brains, Or 'The Two Modes Of Consciousness"! By ColinWilson
"... In the middle of the nineteenth century, doctors noticed that the two halves of the brain seem to have two different functions!"




8/   "It is soon 50 years since Pavlov, the great Russian physiologist, put forward the suggestions that mankind can be divided into thinkers and artists. Pavlov was perhaps not entirely wrong in making this proposal. Today we know from Sperry's work that the left hemisphere is cool and logical in its thinking, while the right hemisphere is the imaginative, artistically creative half of the brain. Perhaps it is so that in thinkers the left hemisphere is dominant whereas in artists it is the right.


  "If during this period one eye is sutured even for a few days, this can result in permanently impaired vision because the capacity of the brain to interpret the picture has not developed normally. For this to take place it is not only essential that the eye is reached by light but also that a sharp image is formed on the retina and that retinal image has a pattern of contours and contrasts. This discovery reveals that the brain has a high degree of plasticity at an early stage immediately after birth.




9/ Http://www.worldwideschool.org/library/books/phil/modernwesternphilosophy/TheQuestionHow/Chap1.html

William Hanna Thomson, M.D., LL.D. Physician to the Roosevelt Hospital; Consulting Physician to the New York State Manhattan Hospital for the Insane; formerly Professor of the Practice of Medicine and Diseases of the Nervous System, New York University Medical College; Ex-President of the New York Academy of Medicine, etc... etc...

"we have two brains, just as we have two eyes and two ears, but that only one of our two brain hemispheres is the instrument for talking, thinking, or knowing. Which one of the two hemispheres will be the mental one will depend altogether on how it has been TAUGHT by the invisible thinker, who will begin to teach the left hemisphere if he is right-handed, or the right hemisphere if he is left-handed. He will leave the other hemisphere in each case wholly speechless or thoughtless, and concerned only with the business of governing the muscles or receiving the bodily sensations of its corresponding side. If brain matter really itself thought, we should have two thinking and speaking hemispheres...




 10/ «Beaucoup de personnes désirent acquérir une idée philosophique à un prix intellectuel peu élevé, et le système de Schopenhauer satisfait admirablement à leurs besoins. » James Sully, "Le pessimisme", 1882, (Pierre Collin, Schopenhauer page 31) "De la justification du romantisme a posteriori, (Sans); "Un René allemand"? Plutôt que: "Schopenhauer, idole de pessimistes ne l'ayant pas lu...", (il se lit en deux week-ends), je dis: "auberge espagnole: chacun trouve ce qu'il y cherche". Cet engouement de littéraires pour le "phiLauréat" se retrouvera avec Freudy, Bergsouille et, très récemment, Derry Dada.



 11/   Schopenhauer possédait ce style, peut-être acquis en France: "Mes ouvrages se composent de simples articles inspirés par l'idée dont j'étais plein à ce moment, et que je voulais fixer pour elle-même... C'est pour cela qu'ils ne sont pas vides et ennuyeux, comme ceux des gens qui s'assoient à leur bureau et écrivent un livre page par page, d'après un plan arrêté."

On peut aussi du point de vue...
Nous pouvons considérer...
Cependant, Voltaire a dit...
Dans tout le cours
...
La raison principale pour laquelle...
J'ai exposé dans mon grand ouvrage,
Ce n'est pas le tempérament violent...
      L'aphorisme cherche à  relate un petit fait de manière piquante. Comme  comme un tailleur de pierres qui les assemble sans ciment. 

       Mais Schopenhauer veut relier avec des articulations comme celles trouvées dans «Aphorismes sur la sagesse dans la vie »,
 pages 150 à 160

Ce que l'homme mûr...
Tant que
... Si donc...
Voici encore...
De toutes façons...
Mais rien ne me fera...
Le plan souvent...
C'est pourquoi...

"L'homme du monde parfait, serait celui que l'indécision ne ferait jamais rester à court et que rien non plus ne ferait se presser".
   
PS. Remarquable transformation en "recueil d'aphorismes" par comité athée qui ne connaît que le Monde : http://atheisme.free.fr/Biographies/Schopenhauer.htm




12/ On croirait La Rochefoucauld, mais c'est de Schoppy: "Trust the friends of today as though they will be the enemies of tomorrow... Those who insist on the dignity of their office show they have not deserved it.", (maxim 217). Schopenhauer aurait percé beaucoup plus rapidement s'il s'était contenté de publier des aphorismes à la manière très française, (il connaissait mieux les littératures française et anglaise que l'allemande!) Dans « Aphorismes sur la sagesse dans la vie », PUF, il cite souvent La Rochefoucauld, La Bruyère, Chamfort, Voltaire mais, plus important, il recommande de lire: «Des rapports du physique et du moral dans l'homme » de Cabanis




13/ Dans les Parerga, il rappelle constamment ses œuvres antérieures: "Comme le lecteur peut s'en convaincre par l'analyse plus en effet de, Schopenhauer (voir le fondement de la moral paragraphe 17, et le monde comme volonté et comme représentation paragraphe 62)... Dans les suppléments au monde comme volonté et comme représentation chapitre 47, j'ai prouvé que l'État, dans son essence, mais que l'institution ... j'ai établi dans le monde comme volonté et comme représentation, et plus en détail, dans mon mémoire couronné sur le fondement de la morale, le principe paradoxal, mais vrai, quand certains cas l'homme a le droit de mentir...




 14/ Dix lignes, gentilles, gentilles, puis coup de stylet entre deux yeux. J'ai mis sur le WEB, les "billets du directeur" de DEMAIN,  très près du style de Schopenhauer, puisque chaque article est composé de divers "billets". Formé pour ce jeu, je suis totalement nul comme pigiste. J'ai vu un pisse-lignes reconverti au "Conseil". On lui indiquait "Sujet, Temps, Nombre de pages". Pas grave , puisqu'un patron n'ose se plaindre: il serait abandonné de tous, (j'ai rencontré un cas): banquier, fournisseurs, clients, ses collaborateurs et même de sa femme.



 15/ Nous avons Julien Benda sur Bergsy, (Bachelard fut trop impressionné par le grand homme), et Gabriel Marcel sur Heid'Higler. Russell et Popper ont été aussi durs sur Hetagel que Schopenhauer mais bien tard.



16/ Couverture arrière de « Aphorismes sur la sagesse dans la vie » : "la solitude offre à l'homme intellectuellement de placer un double avantage : le premier d'être avec soi-même, le second de n'être pas avec les autres... On appréciera hautement ce dernier mal vient de ne pouvoir être seul », a dit La Bruyère. La tranquillité d'esprit ne peut exister sans de longs moments de solitude. » si l'on réfléchit à tout ce que le commerce du monde apporte avec soin de contraintes, de peine et même de dangers."



17/ "C'est dans le domaine scientifique que la connaissance conceptuelle rend ses principaux services : une science est d'abord valable grâce à la subordination tirée et non à la coordination tirée de ces principes. C'est pourquoi la science poursuit en vain une insaisissable vérité, alors que l'art atteint d'emblée son but parce qu'il parvient à considérer les choses à déploiement du principe de raison les sciences font souvent preuve d'une trop grande partialité et surtout d'une trop grande prétention."



18/ Alors qu'il faut savoir s'il a trouvé de l'or ou du cuivre,  Schoppy s'enfonce dans la disputatio, (un genre qu'il  adora dès sa naissance): "Kant admettait le théisme comme une hypothèse théoriquement non démontrable mais valable au point de vue pratique. Que Kant ait été d'ailleurs en cela tout à fait sérieux, j'en doute. En effet, étayer la morale sur le théisme, c'est la ramener à l'égoïsme. Cependant, les Anglais, comme chez nous aussi les plus basses classes sociales, ne voient pas la possibilité d'un autre fondement."

    "Les véritables mérites, moraux aussi bien qu'intellectuels, ont non seulement une origine physique ou empirique, mais aussi une origine métaphysique ; ils existent donc a priori et non a posteriori, ce qui revient à dire qu'ils sont innés et non acquis, et ont leurs racines non dans le pur phénomène mais dans la chose en soi aussi chacun n'accomplit-il au fonds que ce qui est irrévocablement fixé dans sa nature, c'est-à-dire dans son être inné."

    "Les véritables mérites, moraux aussi bien qu'intellectuels, ont non seulement une origine physique ou empirique, mais aussi une origine métaphysique ; ils existent donc a priori et non a posteriori, ce qui revient à dire qu'ils sont innés et non acquis, et ont leurs racines non dans le pur phénomène mais dans la chose en soi aussi chacun n'accomplit-il au fonds que ce qui est irrévocablement fixé dans sa nature, c'est-à-dire dans son être inné."
    "Dans ma philosophie, au contraire, la reconnaissance directe de la stricte nécessité des actions implique la doctrine que, même chez les êtres dépourvus de conscience, ce qui se manifeste est la volonté. Autrement, l'action de cette nécessité évidente serait mise en opposition avec la volonté, s'il y avait réellement une telle liberté du fait individuel, et si celui-ci n'était pas plutôt aussi strictement nécessité que tout autre action." (
Schop, Ethique et Droit 1851)




 19/ Le plus célèbre? Einstein. Le recordman? Sellin Birger? Le troisième?



20/ Rosset va jusqu'à parler de « scories » à propos des références à Platon,de la recherche d'une « sagesse » stoïcienne, de la morale fondée sur le renoncement...




21/ Confirmé par Safranzki: « la volonté, c'est la chose en soi, (de Kant), et l'idée de Platon, c'est la connaissance tout à fait adéquate et exhaustive de la chose en soi ».
Page 154 :« Avec Platon, il se sent en altitude ; ici il trouvera ce qu'il appellera plus tard la "conscience meilleure"... Il essaie, été 1811, à réconcilier Platon qui l'aime et Kant dont il ne peut se détacher... avec Platon, il se sent en altitude ; et il trouvera ce qu'il appellera plus tard la "conscience meilleure". Important et grave: Schopenhauer traitera son initiateur de "brute, et bête infâme" mais restera buriné par les "Idées"









 22/ Aussi typique que la baguette, le béret et les cuisses de grenouilles dans un pays où l'usine sorbonnicante, pour transformer en "philosopheS" les collégiens ne comprenant rien en sciences, fabrique du "prophilo" en chaîne continue. Je pense qu'une définition correcte de "philosophie" pourrait régler ce problème.
        Voir  sur mon journal: <http://demain.biz/DEMAIN69.htm#BRUNETIERE>
                     mentionnant comme seul article son étude sur Schopenhauer.

Didier Raymond voit "Schopenhauer, le philosophe de l'ennui". (Que n'est-il allé avec Simone Veil, (la Twiggy, of course!), sur les chaînes de montage! Et Schopenhauer semble avoir indiqué le remède: « Une intelligence dépassant de beaucoup la mesure normale est également un phénomène anormal dans notre nature... Comme ainsi favoriser mais on aura alors une vie d'ordre supérieur... la vie d'un être soustrait aux besoins et à l'ennui"

Roger-Pol Droit, "Présence de Schopenhauer", liste considérable de lecteurs, (Mais peu ont la préparation minimum: Wittgenstein, Popper): Maupassant, Flaubert, Joyce, Musil, Kafka et même Hitler, (qui l'aurait emporté dans son havresac à Verdun. De fait, le Kaiser avait mis la "Volonté" dans la petite liste de livres autorisés dans les bibliothèques des casernes). Marianne aurait pu lui demander son article, très passable pour le niveau Khanard; à compléter, (j'avais pensé à ce "philosophe" lorsque je voulais montrer l'insuffisance de la "philosophie-en-secondaire".
     Finalement un inconnu d'Argentan-les-Oies me parut "meilleur et pire". 

Rosset, le voit comme "Philosophie de l'absurde", un peu facile! "...les artistes plus que d'autres, ont entendu Schopenhauer... des gens qui n'ont pas lu Schopenhauer comme le philosophe, ont contribué à le voir comme un penseur limité... les études parues entre le 1890 et 1910 portes sur les éléments dérisoires de sa philosophie et sur les aspects équivoques de Schopenhauer... Une sorte de René allemand... " Bon résumé des quatre racines". La dernière phrase de Rosset, page 107: "Il ne faut pas compter sur le philosophe pour trouver des raisons de vivre". Bravo! Ce qui rappelle un collègue expliquant: "La philosophie ne sert pas à passer un examen d'embauche..." J'en suis la preuve!