09/03/16:  <"Type of Thinking" after computer> on ALTAVISTA gives me FOURTEEN texts among the16 first out of  29. 000

NEWTON FIT PENDRE 22 personnes?   Vrai? Faux?
    Excellent départ de thèse, ce portrait rapide de Newton, trouvé sur Internet. Plus incroyable. Appliquant, 65 ans après, les règles de mon philo-prof particulier, ("pas de 'philosophes" avant 30 ans, venir avec ses "préoccupations"...), je profite de l'escroCrise pour améliorer la connaissance de la MakroEconomie. Il y a longtemps, travaillant avec un grand économiste, je lui demandais comment on pouvait passer un diplôme dans sa branche. "Tu choisis deux économistes et tu commentes leurs points de vue sur le sujet...", (pas très différent du diplômocul philosophique).   
1 - solitaire, peu d'amis intimes,
passe beaucoup de temps seul,
célibataire, pas d'enfants, aucune romance.
2 - pouvoir de concentration légendaire
parfois pendant des jours,
refusant souvent toute nourriture.
3 - pauvre estime de lui-même
dépression qui frôle le vice privé,
dépression nerveuse installée.
        Donc je choisis  des penseurs faciles à prêcher dans les entreprises, Sauvy et Galbraith,  (content de voir son fils entrer dans la carrière), et sa copine Joan Robinson. L'escroCrise aujourd'hui, impose Friedmann le fricouilleur et Keynes le bizarroïde. Je ne suis pas surpris de voir sa description de  Newton, la meilleure  jamais écrite,  à croire que Keynes "en tenait un grain", autant que les pionniers de la psychologie. (Mention pour Peter Gay qui décrit correctement le phénomène Newton).
   Donc, lisez "mon Locke" qui a le mérite de l'échec, (Leibnitz et Spinoza reprirent le titre, "Understanding", sans plus de succès, laissant la solution à Kant. Echec-Révélation capital, qu'il y a des "niveaux" parmi les "génies". Popper ne comprit pas Poincaré qui inspirait Einstein, (ses  thèses, (1933), se trouvent dans les lettres d'Einstein de 1922. 

What Locke tried for Newton,
and  Popper did for Einstein,
 
What Dewey could do it for Darwin
Who does it for Poincaré ?
        (pour les nomaux, "philosophes" inclus, voir ma "règle du T")  
    J'ajoute:
1/ Newton, des créateurs de noodigmes connus
, (Darwin, Einstein), fut le plus complet : il créa la synthèse révélatrice et le langage, (signe et nécessité de tout noodigme), une mathématique.
Explication?

2/ Les mathématiciens français, d'Alembert, Lagrange, Laplace,... firent beaucoup pour formaliser, ("diviniser"?), la pensée newtonienne, (Merci? Locke ne pouvait le faire). Mais ils furent cause de rigidité devant la poussée d'Einstein...
3/ Newton m'a servi à déterminer ce que serait, (ou est déjà?), le "prosopamnésien réussi". Ce langage peut surprendre ceux qui n'ont pas encore saisi la mécanique noologique. Comme, par interdiction einsteinienne, aucune conclusion n'est définitive, bloquante, je peux aussi bien produire la théorie puis la conclusion. Ou seulement cette dernière, comme provocation à la casse, qui produira un nouveau bond.

4/ Un vrai savant repique et pas dans le même domaine:

4.1 philosophie
Le "règle V", (trouvée dans ses papiers), suffira pour montrer le niveau et l'avance de Newton:

4.2 Optique:
Galilée n'a pas inventé le télescope. Il s'en est vanté, on l'a cru, mais la lunette de Galilée (à lentilles concaves et convexes) vient des Hollandais et le télescope au sens propre (à miroir convexe) vient de Newton.) J.P. Lentin, "Je pense donc je suis", page 52 (Albin Michel), 1994.

Donc, théorie provisoire pour fabrication des génies,
(qui a déjà donné des résultats en "prosopamnésie"):

1/ Une enfance assurant le minimum,
2/ mais un drame, perte, abandon par un parent,
3/ avec possibilité de lutter, de s'affirmer,
4/ ensuite, une "locomotive"...

Cette théorie devient importante au moment où le néo-satammisme crée le désarroi dans des millions de familles...
Voulez-vous, bien simplement, participer à une recherche sur l'éducation future, sur la fabrication de mes petits NewSteins?
J'apporte deux points forts:
- mon incroyable formation dans le cadre du "Plan de Tonton Cardinal":
- ma décharge de toutes charges paternelles par l'ancien satammisme...
Alors,

"Ancêtres de tous les enfants à naître,
unissons-nous contre le Satammisme!"
1/ Une enfance assurant le minimum
Il semble qu'Isaac fut sauvé par sa mère: Aujourd'hui encore, ce problème est toujours mal résolu puisque les "avortons" se font une place au monde, Nabot-Lycaon, Francoco, et autres FIS du diable. Parmi le premier million de NewStein, il y aura beaucoup de ces avortons, mais le Vrai Dieu sait ce qu'il fait.

Points à développer:

Peter Gay, "The Enlightment", Norton, 1969
La relation du monde des Lumières avec la science est pleine d'ironies. Les philosophes ont célébré la révolution scientifique, ont accepté ses conclusions et ont imité ses méthodes. Ils ont poussé ses implications philosophiques au-delà de ce qui les scientifiques eux-mêmes auraient pensé. Ils ont essayé d'appliquer le style scientifique à la pensée esthétique, sociale et politique... A l'époque des Lumières, temps de consolidation de la découverte, et triomphante vulgarisation, pas besoin de perspicacité exceptionnelle pour reconnaître la révolution scientifique comme un événement extraordinaire.

Cette révolution était le bouleversement le plus grand depuis la Réforme, mais de plus grande envergure: les découvertes de Galileo, de Boyle, de Newton changeaient le monde plus radicalement que les doctrines de Luther et Calvin. Les conquêtes intellectuelles spectaculaires d'astronomes et physiciens rendait la science intéressant à beaucoup: les philosophes pouvaient se penser admirateurs privilégiés, mais en fait la science avait beaucoup d'autres courtisans à l'âge des Lumières; quand Rousseau dénigraient les sciences dans son premier Discours, c'était le Journal des Jésuite de Trévoux qui les défendaient contre ce calomniateur éloquent. Les philosophes accueillirent la passion répandue pour la science, la masse d'explications populaires d'abstruses théories, les nouveaux journaux scientifiques mais, comme hommes de lettres, ils étaient aussi un peu troublé. En 1735 Voltaire, lors d'une visite courte à Paris, se plaint que
" la poésie n'est plus à la mode". Maintenant " tout le monde jouer à être géomètre et physicien "...
Les philosophes virent la nouvelle science comme une force irrésistible et l'enrôlèrent dans leurs polémiques, s'identifiant avec méthode, progrès, succès, futur. Ils y avaient un certain droit.
Nous croyons que les scientifiques qui fréquentent les philosophes sont des littéraires avec une vocation scientifique, mais, en fait, pratiquement tous les philosophes tournés vers la science sérieuse - Maupertuis, Buffon, d'Alembert; Lichtenberg, Franklin, Kant, Condorcet - ont commencé par la science avant de se tourner vers la philosophie, et les amateurs intelligents et connus -Voltaire et Diderot entre autres - ne doivent pas aller loin pour consulter les experts; quelques-uns de leurs meilleurs amis étaient mathématiciens, physiciens et astronomes. Mais l'approche de la science par les philosophes n'était pas toujours claire. Comme les sciences devenaient plus techniques, plus professionnelles, se développant de manière autonome, elles déroutaient les philosophes, passionnés de changer la connaissance en politique, mais mal préparés à des difficultés linguistiques, éthiques, et métaphysiques qu'ils n'avaient pas anticipé. Hume, d'Alembert, Condillac et Kant pensaient les implications philosophiques des sciences de manière constructive; ils ont établi des bases pour la nature de la science toujours valables aujourd'hui.
Mais, alors le dix-huitième siècle progressaient, pour d'autres philosophes, la science n'était ni domestique ni allié mais un embarras.

Newton était une sorte de héros pour le philosophes: quand Voltaire mis les Lumières à la mode, en appelant le Newton le plus grand homme de l'histoire, il le comparait avec les héros des âges les plus belliqueux:

Tout  coopéra pour faire de Newton l'objet d'une mystique. Il était excentrique et assez faillible pour fournir l'anecdote impérissable, (colportée par Voltaire), du fruit qui tombe l'arbre. Capable de voir ce que les autres n'avaient pas vu, insurpassable dans la quête, trop préoccupé et trop éloigné pour conduire des polémiques, Newton  unifie des phénomènes disparates, met à nus des secrets séculaires, et, avec un effort intellectuel presque incroyable, impose l'ordre à la nature. Visionnaire discipliné s'appuyant sur un empirisme éclairé par une vision profonde,  pionnier employant toutes les moyens mathématiques et scientifiques, l'expérimentation, l'observation - avec la même facilité. Un tel géant a fait plus qu'inviter à accepter ses théories; il a imposé la soumission. En un demi-siècle, notait d'Alembert, le système de Newton avait percé, et les gens réclamaient l'honneur de l'avoir découvert. En 1776 Voltaire ne surprit personne quand il annonça, tout simplement,
"Nous sommes tous ses disciples maintenant."

Même les Cartésiens furent contraints à l'admiration: à l'occasion de la mort de Newton, Fontenelle composa un éloge comme s'il était en présence d'une force naturelle:" Seul un mathématicien merveilleux, il s'exclama, pouvait débrouiller les complexités mystérieuses de l'univers!"



John Maynard Keynes, “Essays in biography”, “The man Newton”
Page 311 : “Newton was not the first of the age of reason. He was the last of the magicians, the last of the Babylonians and Sumerians, the last great mind which looked out on the visible and intellectual world with the same eyes as those who began to build our intellectual inheritance rather less than 2000 years ago. Isaac Newton, a posthumous child born with no
father on Christmas Day, 1642, was the last wonder-child to whom the Magi could do sincere and appropriate homage.
     Had there been time, I should have liked to read to you the contemporary record of the child Newton. For, though it is well known to his biographers, it has never been published in extenso, without comment, just as it stands., Here indeed, is the makings of a legend 'of the young magician, a most joyous picture of the opening mind of genius free from the uneasiness, the melancholy and nervous agitation of the young man and student.
    For in vulgar modern terms Newton was profoundly neurotic of a not unfamiliar type, but -I should say from the records- a most extreme example. His deepest instincts were occult, esoteric, semantic- with profound shrinking from the world, a paralyzing fear of exposing his thoughts, his beliefs, his discoveries in all nakedness to the inspection and criticism of the world. "Of the most fearful, cautious and suspicious temper that I ever knew" said his successor in the Lucasian Chair.
    The too well-known conflicts and ignoble quarrels with Hooke, Flamsteed, Leibnitz are only too clear an evidence of this. Like all his type he was wholly aloof from women. He parted with and published nothing except under the extreme pressure of friends. Until the
second phase of his life, he was a  consecrated solitary, pursuing his studies by intense introspection with a mental endurance perhaps never equalled.
    I believe that the clue to his mind is to be found in his unusual powers of continuous concentrated introspection. A case can be made out, as it also can with Descartes, for regarding him as an accomplished experimentalist. Nothing can be more charming than the
tales of his mechanical contrivances when he was a boy. There are his telescopes and his optical experiments. These were essential accomplishments, part of his unequalled all-round technique, but not, I am sure, his peculiar gift, especially amongst his contemporaries. His peculiar gift was the power of holding continuously in his mind a purely mental problem until he had seen straight through it. I fancy his pre-eminence is due to his muscles of intuition being the strongest and most enduring with which a man has ever been gifted. Anyone who has ever attempted pure scientific or philosophical thought knows how one can hold a problem momentarily in one's mind and apply all one's powers of concentration to piercing through it, and how it will dissolve and escape and you find that what you are surveying is a blank. I believe that Newton could hold a problem in his mind for hours and days and weeks until it surrendered to him its secret. Then being a supreme mathematical technician he could dress it up, how you will, for purposes of exposition, but it was his intuition which was pre-eminently extraordinary -"so happy in his conjectures" said de Morgan, "as to seem to know more than he could possibly have any means of proving.
Page 317 : “But this was a dreadful secret which Newton was at desperate pains to conceal all his life. It was the reason why he refused Holy Orders, and therefore had to obtain a special dispensation to hold his Fellowship and Lucasian Chair and could not be Master of Trinity. Even the Toleration Act of 1689 excepted anti-Trinitarians. Some rumours there were, but not at the dangerous dates when he was a young Fellow of Trinity.
    In the main the secret died with him. But it was revealed in many writings in his big box. After his death Bishop Horsley was asked to inspect the box with a view to publication. He saw the contents with horror and slammed the lid. A hundred years later Sir David
Brewster looked into the box. He covered up the traces with carefully selected extracts and some straight fibbing. His latest biographer, Mr. More, has been more candid. Newton's extensive anti-Trinitarian pamphlet are, in my judgement, the most interesting of his unpublished papers. Apart from his more serious affirmation of belief, I have a completed pamphlet showing up what Newton thought of the extreme dishonesty and falsification of records for which St. Athanasius was responsible, in particular for his putting about the false
calumny that Arius died in a privy. The victory of the Trinitarians in England in the latter half of the seventeenth century was not only as complete, but also as extraordinary, as St. Athanasius's original triumph.
    There is good reason for thinking that Locke was a Unitarian. I have seen it argued that Milton was. It is a blot on Newton's record that he did not murmur a word when Whiston, his successor in the Lucasian Chair, was thrown out of his professorship and out of the
University for publicly avowing opinions which Newton...
Page 320: “Newton was well qualified for any of these offices. It must not be inferred from his introspection, his absent-mindedness, his secrecy and his solitude that he lacked aptitude for affairs when he chose to exercise it. There are many records to prove his very great capacity. Read, for example, his correspondence with the Vice-Chancellor, when, as the University's representative in Parliament, he had to deal with the difficult question of the oaths after the revolution of 1688. With Pepys and Lowndes he became one of the greatest and most efficient of our civil servants. He was a very successful investor of funds, surmounting the crisis of the South Sea Bubble, and died a rich man. He possessed in exceptional degree almost every kind of intellectual aptitude-lawyer, historian, theologian, not less than mathematician, physicist, astronomer...