Une "Théorie de l'Esprit" est
forcément une "Théorie de la Conscience"

21/09/97
1/ Now or Never!
    1.1 "James-Lange" versus "Cannon-Bard"
    1.2 Conscience versus Inconscience? 
2/ La logique de l'Evolution
    2.1  Indéterminisme contre déterminisme
3/ Pièces pour dernier noodigme
4/ Un "dressage" jamais vu, 
    4.1 Rencontre avec le puzzle de Locke
    4.2 La meilleure méthode de décision?
    4.3 Comment fonctionna le cerveau de Pascal?
    4.4 Dressage centré sur le problem-solving

    4.5 Pèlerinage aux Sources

5/ Conclusion: tentatives de synthèse
    5.1 Découvertes précédemment décrites
    5.2 Une immense théorie de systèmes

6.  ...comme penseur qui ne pense pas
     6.1 Affaire joKriss
     6.2 Sedan

7. Civilisation, ce qui reste...
    7.1 "Arthur sera compris dans 100 ans".
8.  Un résumé de 23 auteurs
        Je dédie ce  texte aux pionniers du 19ème Siècle, qui créèrent le psychologie sans le savoir, pas très bien foutus mentalement: ils furent leur propre sujet d'études. Il faut revenir à cette méthode et donner une place à ceux que la Nature a préparés...  Le siècle suivant remplaça ces explorateurs, par des sorboniqueurs, (avec droit légalisé de "libel-label" pour dire qui choisir et qui enfermer), genre sacerdotal et même franchement "satammu", (ce qui facilitera leur évacuation). A tous, je rappelle que  j'ai renoncé à un titre de psy-doc de l'Université de Genève, (1950),  parce que je n'allais pas promener un titre  pour carte de visite, après avoir calculé la vitesse d'un  clin d'œil et regarder des "patients" assembler des bouts de bois. 
         Je suis donc parti en Afrique pour une extraordinaire "période Rimbaud-Trobriand".
1. Now or Never!
     En mars 1948, détaché de la Royale à l'Université de Beyrouth, je regarde la Grotte aux Pigeons. Mer magnifique. "Now or Never!", (à cette époque, je ne me savais pas "hautiste" mais j'avais déjà un truc pour secouer cette inertie légendaire: la peur de perdre une occasion).
    Je plonge. A mi-distance, la mer s'agite. Immédiatement, je barbotte dans la marée d'équinoxe, pire que le cheval au galop de Saint-Michel. Chance de survie, néant. Au repas un prof m'expliqua que tout baigneur pris en cet endroit, à cette époque, allait en prison.
    Maniaque de l'introspection, (au point de l'améliorer dès l'âge de quatre ans), j'ai souvent ruminé cette expérience. Pas de film! Juste la synthèse d'une vie qui finit stupidement.
    Premier flash: "Cette fois le bouchon est un peu loin..." ET LE TEMPS DISPARAIT! Curieux: aucune peur de la mort, aucun appel au secours, à personne... (typique de la prosopamnésie).
  Second flash: un mur d'eau arrive derrière,: "Sauter au-dessus, sinon, c'est fini!"
  Troisième flash: je suis sur un rebord. Un ami descend, je lui montre mes bras paralysés. M'appuyant sur les mains, il m'aide à grimper le sentier des pêcheurs.     Combien de temps a duré l'opération? Combien de temps pour se congeler les bras? Le temps avait disparu!
    En langage d'aujourd'hui: "vivre un moment fort"! Des millions de Français ont pleinement "vécu" en juin 40: pas le temps de penser! Qui essaie de répondre à la grande question:
"Pour quoi cette conscience qui DISPARAIT lorsque j'en ai tant besoin?"

1.1 "James-Lange" versus "Cannon-Bard

    Devant un danger, qui précède? l'émotion et la peur, ou la perception et la vision du risque couru? Je crie parce que j'ai peur ou j'ai peur parce que je crie? James et Lange prétendent que je perçois viscéralement le danger, ce qui déclenche ma frayeur. Bien sûr: si j'arrête mes pleurs, ma tristesse disparaît. Cannon et Bard prétendent le contraire: la frayeur résulte de la perception... Je peux être triste sans besoin de pleurer. Le même stress peut venir d'une blessure, d'un chagrin d'amour, durant un examen...
    Je considère ce curieux débat comme signe que la bonne définition pour "conscience" nous échappe: pourtant, c'est le terme qui présente le plus de définitions, étant implicite dans tous les livres de psychologie, logique, éducation, morale, philosophie...
    Comme présopamnésien, (et suite à expériences dont je suis sorti!), j'ajoute: "Pas de têtes dans la tête, pas de peur"; un avantage en cas de danger. Personne à appeler au secours; la peur n'apparaît pas. Une "conscience interne" vous sauve lorsqu'un camion vous arrive dessus, lorsque toute perte de temps, tout retard d'une seconde dans la décision, peut coûter cher. Dans chaque cas de ce genre, alors que des "normaux" perdirent la vie, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir une solution préenregistrée. C'est pourquoi j'ai arrêté de conduire vers 60 ans, pris d'anxiété: :
  "Et si le programmation n'agissait plus?

1.2 Conscience versus Inconscience

    Décidé à sortir de cette malédiction, la "prosopamnésie",  je viens de passer plus de 4000 heures en "graphothérapie", (acquérant une spécialité de plus, la "reconnaissance de visages"). Durant les cours, je ne dessinais que le visage: le "modèle" va bouger dans les cinq minutes. La pose héroïque passe à position de croisière... Je dois cadrer durant la première minute, "être déjà présentable", comme dit Ingres, dans les cinq minutes; ensuite relief ad libitum. Vous êtes conscient de votre existence durant les 20 minutes de repos accordées au modèle. Mes auto-portrait sont "tendus", (comme ceux de Poussin, David, Lebrun, Rembrandt jeune...) mais je ne vois pas le temps passer.
    Même phénomène de concentration totale, hors conscience, dans les cirques, les arènes, les salles d'examens ou de cours, les hôpitaux, les manifestations de rue, les tribunaux, au piano, au tir à l'arc et sauts en tous genres... en usine, (les "psys" considèrent qu'un ouvrier formé répond à une question sans arrêter son travail). Dans les salles de jeu, regardez les jeunes à moto, plutôt ridicules: ils atteignent le 200 à l'heure sans lever un pied du sol! Consultez votre champion habituel, lors d'un tir-au-but: "Surtout ne pas penser! une milli-seconde de lucidité et je loupe". La plupart des athlètes peuvent montrer mais ne savent expliquer. Cas des animaux de cirque.
    Aujourd'hui, "mental practice", "visualization", "imaginary rehearsal"... fabriquent à la chaîne du "Pelé" non-pensant... 
   "When athletes use visualization after relaxation, their performance does improve...  
une indication claire: la visualization est "consciente" et utilisée pour préparer un acte automatique, (in "Psychology today" June 1999).
    Est-ce que cet entraînement physique serait valable jusque dans le monde soft, pour le "problem-solving"?
"These are all tactics that people can use in their own lives. But people should be aware that many of the exercices do take sometimes to learn. They have to be practised in the same way that athletes have to practice their physical skills... "
S.G.D.G.?
2. La logique de l'Evolution

    Une logique doit respecter, utiliser les lois de l'Evolution. La Nature sélectionne le gagnant, celui qui a déjà survécu. Apparue dans la mer, l'évolution atteint, (à mon avis), sa perfection dans le requin. Mais cette parfaite machine à tuer relance l'évolution: des êtres "inférieurs" se réfugient dans les marécages de la côte. Beaucoup périssent mais leur descendance met au point l'animal parfait puisque sans ennemis naturels, l'éléphant, peut-être la cause de la dernière évolution. En temps de famine, cette masse de carne, c'était un mois de banquet pour la tribu.
    Soudain, la Nature remballe griffes et crocs: elle tient la solution pour un environnement changeant: un être capable de s'adapter rapidement, et même de changer d'environnement; et même de changer son environnement. Donc la Nature imagine un être auto-perfectible, parce qu'inachevé. En usine on sait faire: on arrête le produit à l'état brut , et on termine sur commande. Les marsupiaux tenaient la recette mais leur bébé était vraiment inachevé. Koestler a correctement vu mais pas compris.

  "Tu veux des griffes? invente les pinces, les tenailles! tu veux des ailes? fabrique-les!"  

  S'il suffit d'inventer l'arc, une fois, chaque tireur devra être formé, (comme nos athlètes". Auparavant, il faut  suivre le conseil de  Popper: "Pour utiliser une nouvelle technique, il faut créer une technique d'utilisation de cette technique". Former un tireur, c'est créer une habitude. OK! Logique: "Pour créer du nouveau, la Nature utilise du vieux!" Ce qui nous aidera à considérer que nous avons peut-être la  la clef, la définition de l'autisme soft? c'est pratiquement la définition de la Dr. Milcent, ("problem-inside home mother"):"Un petit maçon qui décide de bâtir sa maison, sans expérience ni moyens..."

     Un enfant ne peut tout réinventer.  Mais nous devons juste l'aider, pas "décider pour
son bien".  Il arrive avec juste un "démarreur", un "bios" appelé "gustatio", (attraction pour  le sucré; aversion pour le reste), sur lequel  greffer Bon et Mauvais. Devons nous dire:  "soft indéterminisme"?
2.1. Indéterminisme contre déterminisme
  Locke ne pouvait résoudre le puzzle de Newton, écrasé par ce génie. Popper a
une meilleure voie qu'il n'appliquait pas: "Les erreurs d'Einstein nous enseignent plus que ses réussites..." Einstein, (et Planck, et Schrodinger...) furent appelés "antédiluviens"  parce qu'ils refusèrent un "Dieu jouant aux dés". Juste "un reste de satammisme".
    Si j'accepte l'évolution dès la première cellule vivante, partant à la conquête de notre monde, je dois l'accepter dans la première danse du premier atome... Probablement ce qui faisait mon philosophe mystérieux, Peirce, qui, (avec Wright son professeur),  est à Darwin, ce que Locke à Newton  et  Popper à Einstein. Mais je dois faire confiance à Popper sur Peirce: apparemment une réelle vision dans le Monde Deux fut  gâchée par une étrange logique dans le Monde Trois...
    Je comprend les "hommes-en-noir", les scientifiques de la "Belle Epoque"  voyant du déterminisme partout. Parfaite confirmation par les "espèces": seuls animaux à franchir cette frontière, la jument et l'âne mais la  mule est stérile! Aucun chêne  ne pond des œufs. Aucune poule ne pond des glands!
    Mais,  contemplant son travail parfait, Nature fut désolée:  plus de progrès! ce qui est contre sa nature! Alors elle créa un être capable d'être poisson et oiseau, crabe et loup, et rat et serpent. Le Vingtième Siècle fut une réussite de créativité humain, triomphant dans la tuerie industrielle,  compensée par la cuniculiculture. On verra pire jusqu'à ce que nous comprenions que la "conscience réflexive" nous fut donnée pour améliorer  notre "conscience prospective",  aboutissant par une vraie définition d'un "homme véritable".
     Je prêchais Popper dans les entreprises:. 
 Pour employer une nouvelle technique, il est nécessaire de créer une théorie pour cette technique".
        J'appliquais à l'ordinateur, qui  était employé  à transposer, (sans aucun changement!), des méthodes rendues obsolètes  par la simple apparition de l'ordinateur. Aujourd'hui je prêche la même règle pour un emploi correct  de notre cerveau, un outil  à  nous améliore, non à asservir les autres, une idée vue 5000 années auparavant, agissant encore inconsciemment dans beaucoup de têtes:
  "Misère pour un grand nombre, ("les autres"),
prospérité pour un petit nombre, (les Bénits, les Elus!)
 Cela pourrait expliquer que le phénomène de la conscience  paraît seulement dans Zénon et associés, (voir Julian Jaynes). Cela pourrait expliquer que  seuls survécurent, les "hautistes" qui cherchèrent refuge sous un parapluie universitaire. Où est le prochain  progrès? dans un ordinateur qui pense? ( s'il nous obligeait à penser correctement, ce serait suffisant et  meilleur!) ou dans un meilleur emploi de notre cerveau?

3. Pièces détachées pour le dernier noodigme
    Newton utilisa quatre contraintes, Darwin et Wallace? huit. On constate aujourd'hui l'habituel remue-ménage qui précède l'apparition des noodigmes et l'existence de pièces pour une synthèse. Je propose d'imiter le grand manager qui prend ses décisions sans attendre d'avoir toutes les informations.
  En premier lieu, le bicaméralisme qui révèle "une conscience parce que deux cerveaux", (pas le contraire). Après section du "corpus callosus", vous donnez un ordre au cerveau droit: "Fermer la porte". Le "patient" se lève. Pourquoi? Au tout du cerveau gauche, qui ignore l'ordre mais explique son mouvement: "Parce que je dois téléphoner..." Evidemment, il pourrait trouver dix arguments, (comme le gosse qui refuse d'aller à l'école), ce qui l'aiderait à savoir qui est qui!) mais se limite au "meilleur".
  l'apport de Julian Jaynes, (dès 1976). Un gros problème est de savoir à quelle date, à quelle étape, apparaît la conscience. Il est évident que Cros-Magnon n'utilise pas sa "conscience réflexive". Je définis le "miracle grec" comme la découverte par de rares hommes de cette "conscience de soi" et une volonté de partager la connaissance. Avant ces premiers humanitaires? le "satammisme", la découverte de quelques hommes qu'ils peuvent dominer les masses en leur bloquant l'accès à la conscience, à l'écriture. On comprend donc que notre définition de la conscience accordée aux "êtres inférieurs".
  Intéressant, le tableau de lettres de George Sperling, (à propos pourquoi n'a-t-il essayé, cinq lettres par six ou dix par quatre?): il confirme les énormes capacités du cerveau et son habitude de déblayer les problèmes sans consulter le "conscient".
  les intuitions de neurologues à la pointe de la recherche:
"...Fondé sur des conduites instinctives, le comportement social de l'homme a été soumis aux règles de l'éducation et de la culture. Dès lors, les connaissances humaines ont connu une croissance exponentielle. Ce progrès a une rançon: la dépendance de la pensée à l'égard du langage expose à la contrainte des idées reçues, à la soumission aux façons de faire conventionnelles. Qu'il s'agisse d'invention scientifique, de spéculation mathématique ou de création artistique, le progrès est souvent l'œuvre de génies qui ont su faire taire ce qu'ils avaient appris pour donner libre cours à l'intuition révélatrice d'une pensée sans langage. D'Archimède à Einstein les exemples ne manquent pas..." (Jean Cambier et Patrick Verstichel, "LE CERVEAU RÉCONCILIÉ", Masson 1998)
Exactement la vision de Saussure, Peirce, Wittgenstein, avant 1914.
  Libet et sa découverte d'une ligne retard, assez semblable au procédé SECAM: une DEMI-SECONDE! temps énorme pour des synapses électriques, permettant d'inspecter tout le cerveau, qui lança de curieuses discussions sur la remontée dans le temps; minimisant l'intérêt de ce délai-retard d'une demi-minute, le temps de parcourir tous les souvenirs emmagasinés, de chercher des analogies ou des cas précédents, pour l'événement survenu. (Evidemment, un "prosopamnésien" pense aux "normaux" qui reconnaissent un visage si vite alors qu'il prend une minute, dans le meilleur des cas...)
    Devant un problème, le lobe droit examine-t-il toutes ses ressources? éliminant ce qui ne concerne pas le problème présent? prennant sa décision et ensuite seulement la passant à notre examen conscient? Pour mise en forme et  justification.
4. Un "dressage" jamais vu, sans réédition possible.
    Beaucoup de mystères dans mon dressage, des explications du genre: "Demain, c'était trop tôt... ou bien : "Mon frère ne dit jamais "monseigneur" à un évêque, seulement "seigneur", parce qu'il est baron..." J'ai compris lorsque le baron refusa les "sacrements". A-t-il pensé, au bout de trente ans, que Tonton Cardinal et petit frère l'avaient mené en bateau. En tout cas, l'année où je fais ma première communion, (avec dispense d'âge, je ne connais pas d'autre cas), on ferme définitivement le château, on abandonne le matériau habituel, "chrétin conditionné par châtreuse visant retraite tranquille comme première dame de paroisse", et on essaie l'inverse: "religioser" un gosse brillant: tout pour moi seul, un traitement que seul un gosse hautiste, avec "persévération", pouvait supporter.
    Religioser un "haut-fonctionnnant"! autant mouler une tasse en sucre pour recevoir de l'eau bouillante... J'ai analysé, fouillé, archivé le "problème religion" comme n'importe quelle connaissance, comme seuls le font les "hautistes", allant jusqu'à me constituer une collection rare de "Squelettes en VatiCave"...
    En final, un mois d'isolement, (un gosse précieux ne s'enferme pas!). Je ne saurai jamais pourquoi j'ai donné une telle frayeur. Explication du "psy": "Je ne comprends rien à votre cas, je vous renvoie chez vous." Autre explication? "Tu travailles trop!", (j'utilisais même les montées au troisième étage; pour engranger des mots russes comme "vielikoliepnaia").
   Should I risk my explanation? very risky with most people, psychialist or not. I know the case of a girl student having a fit of "epilepsia" the night before an important exam, (I need much more to experiment a fit!). But epilepsia and autism are strongly linked, : some children pass from one to the other, almost naturally, like a see-saw. Such a fit is totally different from swooning;  it's brutal, instantaneous and when you awake, you're fresh like a rose, unable to remember what happened...
    Puis-je risquer une explication? très risquée  surtout avec les psychialistes. Je connais le  cas d'une étudiante qui eut une crise d'épilepsie, (et le seule de sa vie!), la nuit précédant un examen important, (il me faut beaucoup plus!)  Or, l'épilepsie et l'autisme sont curieusement liés:  certains enfants "autistes" passent de l'un à l'autre, presque naturellement, comme en balançoire. Une telle crise est totalement différente de l'évanouissement;   brutale, instantanée et quand vous réveillez, vous êtes frais comme une rose, incapable de se rappeler ce qui est arrivé ...
    Cette expérience comtéenne  me donna une sérieuse avance pour un noodigme sans langage. Je vécus, consciemment, "voice-hearing", "mind-reading", et le bicamèralisme avant qu'il ne fut décrit;  et je compris  Schopenhauer avant de le lire.
4.1 Rencontre avec le puzzle de Locke:
    Mon premier souci fut de comprendre comment fonctionnait le cerveau de mes "locomotives", ce qui me mena droit au puzzle de Locke. Par la suite, j'ai frayé avec big bosses et banquiers, (et avec les "administrations", bourrées de "décideurs décidés à ne pas décider"). Mon jeu était de les éblouir sur leur terrain, pour avoir une discussion sur ma marotte philosophique, la "décision", (pas les philo-slogans habituels, "doute", "angoisse", "étonnement"...)
    Apparemment, ils acquièrent une capacité d'archiver intelligemment une masse énorme d'information, de trouver le détail révélateur? (une clef pour la bonne utilisation de l'ordinateur?) Une statistique inconsciente, comme les anciens comptables digéraient l'arithmétique, le langage de Darwin, des entreprises et de la vie, c'est le bonheur d'un "top-autiste": après des mois de travail ardu, insipide, dans un tunnel obscur, une lueur d'une seconde, une révélation à vous envoyer à l'hosto...
    Dans les entreprises, je fus attiré par les problèmes déclarés insolubles et les ouvriers analphabètes ayant un don inexpliqué. Je confisquais systématiquement tous les problèmes de "stat" à ma portée, avec prédilection pour le bizarre, "observations instantanées", "morphodimensionnelle"... De même, je collectionne les intuitions de mes "génies" et les intuitions sur mes génies, (voyez ceux de Denett et Lorentz dans mon Darwin).

4.2 La meilleure méthode de décision?
celle de la jeune baronne, la plus intelligente du groupe: elle stoppait son cerveau et pensait: "
Que ferait mon père?" Et ça marchait! Moi, je fais toujours la "prière au baron", ( et ça marche encore, voir Balaboum!) Mais nous re-barbottons dans le grand paradoxe:

"A quoi sert cette conscience que l'on doit faire taire au moment le plus nécessaire?"
    "Purger" disent les créactivistes. Stupide! et aussi impossible que stopper la pensée. La seule solution est de bloquer les idées apprises, les réponses de cours. Et laisser "libre cours à l'intuition révélatrice d'une pensée sans langage...", comme dit Cambier.
      Penser à une personne admirée; se remettre dans la position de l'élève.

4.3 "Comment fonctionna le cerveau de Pascal"?

    Je trouve stupide l'expression "maths "imaginaires"; comme dire
"Pascal connaissait moins de maths que nous, mais il les avait inventées".
    Dès que  le "chercheur" abandonne la réalité, il part dans la 18ème dimension., (ce qui m'est arrivé essayant d'écrire un programme idéal de gestion idéal!)
    L'enfance de Pascal sent le top-autisme, démontre que l'imaginaire religieux, avec démons et enfer, déboussole à jamais un esprit déjà effrayé par les monstres qu'il invente naturellement. De toutes façons, Blaise est à la fois laissé à lui-même et curieux de tout. Il découvrit la statistique en fouillant un grand problème, comme Newton découvrit son "calculus".
    Mais la reconnaissance des "génies" par le Populus Dei exige une bâtardisation par intermédiaire: Leibnitz sert aux jésuites à convertir l'empereur de Chine et la statistique est réduite à un pari plus que douteux... Schopenhauer devient "Penseur de Belle Epoque". "Il y a peu d'idées" (selon Einstein), signifie
"de rares cerveaux se risquent dans le Monde-Deux de Popper".
    Même Leibnitz avait un but précis en inventant le "binaire": prouver que Dieu existe. Pascal fut d'abord un flambeur qui cherchait à gagner au jeu.
    J'ai régulièrement rencontré occasion de réfléchir sur la philosophie de la mathématique:
  en 1939, regardant un authentique Bourbaki défiler stupidement dans mon village perdu, baïonnette au canon, (aux ordres d'un généralissime avec syphilis paralysante!) Plus tard à l'endroit où fut trouvé l'atomium de la première bombe:
"Part des maths dans des opérations de purification chimique et de compression physique poussées au maximum"?
  en 1973, la crise du pétrole eut un curieux effet: les "Sociétés de Consultants" se procurant de grands spécialistes, je me retrouvai petit chef d'un grand "INSEE". Extraordinaire pour mettre une solution en formule: il fallait lui rappeler que la gestion, comme la 'stat", doit sortir des décisions rapides sur des informations incomplètes. Par la suite, il m'expliqua qu'il tuait l'ennui en imaginant des "jeux mathématiques". Et il les jouait seul, bien sûr, (le Polonais Inverseur qui créa la formule faisant ronfler nos ordinateurs? un jeu?) Je lui expliquai que moi, je me fabriquais des "jeux logiques".
    Faisant un sondage pour le Ministère du Plan, Jacques m'a emprunté mon "multi-layer": il vit aussitôt qu'il lui manquait un "pattern" dans son enquête. Alors, mes "trainings" pouvaient-ils améliorer notre efficacité intellectuelle?
  La concentration durant le jeu, qui fait disparaître la "conscience",
permettrait-elle d'auto-programmer le cerveau droit?
    Le professeur Journet, qui découvrit le sommeil paradoxal a risqué une théorie:
"Le rêve serait une re-programmation, en fonction des circonstances rencontrées",
(ce qui expliquerait les différences de tempéraments entre enfants d'une même famille). Je ne peux qu'approuver, et comme Freud finit par admettre qu'il influençait, provoquait les rêves de ses "patients", je demande  une minute de silence pour occasion perdue. Qui propose un test, une prédiction?
    Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin? j'ai toujours défini la "vraie philosophie" comme une réflexion sur sa propre expérience. C'est l'avis de Kant, de Schopenhauer et de tous les "vrais". Donc, la "vraie philosophie" est un parallèle conscient au travail que fait, (inconsciemment, mais c'est point de vue d'éveillé), le cerveau, droit et gauche enfin réunis pour une même tâche dans le sommeil!
    Le test que je propose? pouvez vous arrêter votre pensée trois minutes? J'ai arrêté mon cours de créativité en 1976, après deux essais, parce que personne ne pouvait le faire. Depuis, je propose un truc: penser à une personne qui vous a impressionné, qui vous a enseigné en privé, longuement. Moi, j'ai le baron", son éjection d'Edouard, (Herriot, moi je lui ai offert le Baladin).
    Attention: vous allez vous trouver avec la formation, produire par les rêves utilisant vos expériences. Peut-être rien, cas du  diplomocus memoris causa. Tout peut servir: comprenez au moins que l'ordinateur peut penser, comme les cerveaux d'humains qui ne pensent pas...

4.4 Un dressage centré sur le problem-solving

    Je fus préparé dès mon enfance à cet enseignement par "problem-solving". Je détestais jouer avec les autres enfants et n'étais heureux que dans l'atelier avec les outils de mon père. Mon premier jeu? à cinq ans, je voulais savoir si je rêvais toute la nuit. Ou mon cerveau s'arrêtait et je pouvais mourir; ou bien pour qui travaillait-il? Je devais penser à mon rêve dès le réveil. J'ai rénové l'introspection.
    "Guru" renvoya son domestique parce qu'il gênait aux moments privilégiés, les repas, (mais je cuisine "comme un chef"). Déjà important en 1900, (comme le baron), il m'enseigna un curieux latin, "à l'ancienne", id est, farci de philosophie grecque:
"Quos vult perdere Jupiter, prius dementat",
me disait un jour que je serais l'Antéchrist, une autre que je serais pape mais il me montrait à fabriquer les maires.
    Le baron m'enseigna beaucoup mieux, (à blackbouler un élyséen...) Il transformait chaque instant en comité de rédaction, même lorsque je lui servais de chauffeur.
     Mes années de philo? une fois par semaine, rencontre avec un vrai philosophe, (aujourd'hui dans le Big PhiloBook), qui m'a collé l'habitude d'écrire une page chaque jour, pour moi-même!). Nous parlions préoccupations réelles. Je repartais avec douze livres. Philosophes interdits! "Vous lirez son livre à trente ans...", (au moment où naît un début d'esprit critique sur un minimum d'expérience). A cet âge, la majorité avaient perdu tout attrait.
      Peut-être faut-il lire un philosophe à l'âge où lui-même écrivit.

4.5 Pèlerinage aux Sources

    Je définis volontiers l'hautisme comme le sens de l'occasion. Je fus initié, (en 1953), dans une tribu géographiquement protégée de notre "civisation": la Légion libéra ce Vercors africain, (par une route à 15 degrés), et immédiatement un "fada" planta sa tente, (il doit sa maison en dur à mes camions de sable). Grâce à lui, je fus probablement le second Blanc à fouler des coins aussi escarpés que l'antique et authentique Palestine.
    Visite au champ de bataille de mes ancêtres, promesse de ne jamais rencontrer mes ennemis d'en face, (du soft racisme en attente d'explosion). Je m'imagine, sagaie au poing, en guerre avec les voisins, ou chassant le buffle. Silence total! Tension extrême: un bruit mettra la tribu en péril. Soudain, c'est fini, on a gagné! on va manger! On peut respirer, on peut sauter, danser, pleurer de joie et crier aux larmes, chanter, répéter, congratuler, blâmer, commenter, rejouer l'action cent fois. La curieuse "imagerie du mouvement" existait déjà, faisant participer les absents par procuration.
    Je voyais apparaître la danse, le théâtre, l'épopée de ma tribu et son chant de guerre. A chaque épreuve, mes ancêtres amélioraient leur technique interne: ils SE RELAXAIENT et PROGRAMMAIENT leur cerveau droit. Certains croient ce "dressage" impossible, pourtant Prophète Freud et Fille l'écrivent sans le voir et Schopenhauer l'avait pressenti il y a deux siècles! Alors, le rêve, un brassage et une sélection préparant aux épreuves futures?
    Fuir la compagnie des autres enfants et rechercher celle des adultes, (cas d'Einstein, et le mien), serait signe d'autisme. Pas d'autisme chez les enfants. Le nouveau-né visite son village au dos de sa mère et tous lui adressent un mot. Mais, dit le psy, "quand un frère arrive, il est défavorisé par rapport au petit Blanc". Au contraire, une soeur ou une cousine prend la relève et il se trouve dans une république à sa taille. Avec un langage adapté. Oui, l'enfant a besoin de deux mondes, celui des adultes qui protègent et savent; et celui des enfants qui socialise.
    Programmer le cerveau droit serait possible aux moments d'émotions, d'erreurs, de pertes, de tromperies. Et l'assistance, l'encouragement et la rectification doivent être immédiate, en tous lieux, à tout moment; ce que confirme
"Pour éduquer un enfant, il faut tout un village..."
    Donc, lors de l'installation de la cuniculiculture en babelbanlieues, je n'avais aucun mérite à crier en trois langues:
"Cassez les Niches, on vous cassera les miches"
    Le problème aujourd'hui est d'indemniser les victimes de cette "barbarie à visage divin", réplique soft des essais médicaux à Dachau et Treblinka... Il fut un temps où prendre de l'eau ou de l'électricité sur une conduite n'était punissable par la loi. J'ai attendu un copyright pour les logiciels, vingt ans. il faut maintenant que les crimes "soft", comme la "soft-pédérastie" soient traités comme les cas "hard"...
    "Tout un village pour éduquer un enfant", correct, mais insuffisant, (beaucoup de "racismes" y arrivent!): Il faut re-définir "éducation" et même "homme". Id est, traiter le problème au top-niveau. Et il n'est pas question de laisser le jeune cerveau attendre: il doit relier ses milliards de cordelettes!
5. Conclusion: deux tentatives de synthèse
    Je suis probablement le seul "philosophe" qui mette la "décision" au centre de la philosophie (avec un certain mépris pour les philo-slogans habituels, "doute", "angoisse", "étonnement"...) Evidemment, je m'entends mieux avec les managers qui ont acquis une expérience et leur conseille de couronner leur vie comme Locke.
    Donc, des conclusions, "à la manager, rapides et incomplètes"; débouchant sur de nouvelles recherches, des propositions à "casser".

5.1 Les découvertes précédemment décrites
semblent confirmer l'intuition de Schopenhauer:

"...the 'will' has decided a priori, by the accomplishment of the action. Conscience therefore cannot provide enlightenment, precisely because it learns the result a posteriori..."

5.2 Une immense théorie de systèmes à découvrir,
si nous admettons un parallèle entre "hard world" et "soft world". Spinoza approuve!
"L'ordre et connexion des idées sont les mêmes que l'ordre et connexion des choses"...
    Actuellement, l'Evolution repose sur deux principes:
Une cause infime peut avoir un effet immense"
et surtout, mon dogme:
"Tout nouveau est fait avec du vieux".
La Nature pourrait-elle trouver ailleurs? une occasion de couronner la
"Traversée le plus incroyable du XXè Siècle"
    L'Evolution est strictement une sélection des êtres qui eurent une meilleure solution à un moment donné. Mais la vraie solution, pour l'homme, est
avoir la solution avant de rencontrer le problème.

    Et si, dans la demi-seconde de Libet, je ne la trouve pas? je saute sur ce qui se présente et je bricole. Et j'émousse ma créativité.  Un ingénieur d'Airbus qui trouve d'énormes tubes à Hambourg, de gros moulins à Glasgow, des postes de radio à Toulouse, d'immenses planches à repasser à Milan... arrive à les réunir mentalement et comprendre chacque élément en fonction de l'autre. Apparemment, peu de personnes arrivent à le faire dans le monde soft :
réunir des événements disparates, sans liens, provoqués et exploités par des gens
qui n'ont aucune parenté et ne se sont jamais vus...
    C'est pourtant le couronnement de la marche commencée par Jules Ferry. Sans prétention, la France voulait des officiers sachant lire des cartes, (pour mise à niveau avec l'Allemagne); et des ouvriers voyant une pièce dans son dessin, (pour compenser le retard sur l'Angleterre).
    Je dis "bi-layer-thinking". Pourquoi pas du "ten-layer-thinking" et plus?
    Ce que j'ai fait pour ma "Gestion intégrée" mais derrière la table finale, chaque élément fut étudié par "système", toujours le même, que qui permit l'empilage final, la "pagode de systèmes", la table de "codes génériques". Pourquoi n'a-t-on pas trouvé plus tôt? parce que la "fayolisation" interdit les contacts entre formations et "vocations" différentes, parce que les documents sont fabriqués individuellement par des employés improvisant au coup par coup... Pourtant, il s'agit d'un système créé, artificiel, facile à dominer, à ramener à un seul "record".
    J'eus l'avantage de construire et de lancer une usine totalement seul, (les deux chefs-maçons apparus renoncèrent vite!) Je menais tout dans mon cerveau. Devant la "fayolisation", je pensai immédiatement:
"l'obstacle à toute informatisation sérieuse..."
    Mais la "Gestion Intégrée" réalisée, et en attente d'un copyright, (durant 20 ans), je partis sur un nouvelle recherche:
"Cette synthèse fantastique était-elle possible dans le monde des idées"?
    En effet derrière la simplification absolue, la table de "codes génériques", il y eut mise de chaque cas en forme de "systèmes", tous semblables. Une surprise m'attendait.
    Pour bien cadrer cette recherche, une "Histoire de la Pensée sur 5000 ans" m'a donc paru indispensable: la majorité des philosophes rencontrés avaient un coté "négatif".
 "Très peu d'idées?" plus: "Très peu de penseurs ayant des idées"!
    Alors, l'ordinateur? Mais l'ordinateur ne sera que ce qu'il peut être, la prolongation de mon cerveau. La créativité n'est pas son domaine.
L'ordinateur pourra juste penser comme un penseur qui ne pense pas.

6. L'ordinateur pensera comme penseur ne pensant pas
    Par expériences, j'évite de décrire comment fonctionne mon cerveau. Et mon expérience de professeur me limite à: "donner un exemple frappant et bafouiller la règle"
plutôt que: "savoir la règle, et s'embarbouiller dans l'application".
    Que peut-on proposer pour l'utilisation de l'ordinateur comme prolongation de notre cerveau? Repartons des penseurs par proverbes genre Kroutchev, et des penseurs par idées toutes faites de Péguy, du "prout-bidet", qui reprend un système rencontré, parfois ressassé, réchauffé depuis 4000 ans et "substitue". Il est facile de voir cette substitution dans la "pensée religieuse", le plus souvent réduite à une inverse infantile, cas des "Lumières cause de Dachau".

6.1 Repartant de "l'Affaire joKriss", nous pouvons trouver de véritables chaînes de substitution:
  d'abord remonter à Zorro Babel, le véritable "messie", liquidé dans des conditions mystérieuses, contre assurance qu'il reviendra dans 500 ans. Donc, le "messie" a pour but de calmer et repousser. le montage "joKriss" repousse l'explosion de trente ans, jusqu'à l'assassinat du frère et successeur.
  Alors, Josèphe apparaît comme une réplique "Jeshouah", (envoyé un peu tard!)
Le futur grand historien, chef d'une seconde révolte galiléenne, échappe à la mort dans des conditions inadmissibles, est adopté par Vespasien et Titus, devient le pensionné de l'Empire romain...
  L'évacuation définitive des "juifs de Babylone" par la secte nicéenne serait génial, si l'inventeur n'avait eu sous les yeux le passe-muscade de Pilate et Hérode...
  Mais cherchez du "messie dominici", sous votre nez... reparu en vert feldgrau. C'est une technique à substitution simple. On trouve même des "messies" qui aurait intérêt à le taire, ou n'ont aucune relation possible avec leurs ancêtres adoptés!
  Et penser aux "sauveurs d'entreprises"...

6.2 Sedan, rencontre de deux systèmes avec canon au centre:
  le Krup acier, chargé par la culasse, refusé par Napoléon III, confiant dans la pétoire en bronze d'Austerlitz.
Les Français échaudés étaient particulièrement motivés pour trouver un super-canon: ils vont utiliser un brevet allemand, que l'Allemagne n'arriva pas à réaliser. Et ils sortent un 37 à recul long.
  Le système suivant est la réalisation industrielle, centré sur le fameux 75. Il faut plus que garder le secret, faire croire que la France démarre avec un 120 recul court. Et l'Etat-major centre sur l'espion Esterhazy, mais commandant d'infanterie, pas sérieux!
  Or il existe des spécialistes de l'intox, un service "statistiques". Son chef veut donner une leçon aux "étoilés". Substitution par l'espion Dreyfus, mieux choisi puisqu'artilleur. Le Service se brûlera les ailes, avec deux "suicides".
  L'Allemagne se lance sur un 77 à recul court... On lui ouvre les yeux, à Shangaï, en 1900, lors de la guerre de l'opium. 14 ans de gagnés pour la paix. Dreyfus a bien mérité de la Patrie.
  Intéressante récupération par le monde soft: à cette époque un certain Hertzl pense possible d'amener 200.000 "néo-satammus" en France. Pas l'avis des "propriétaires de la France", les Rothchild-Montefiori et tout vivant comme "Yawhé en France", les "fermiers généraux" qui tiennent en laisse les "prêcheurs". Or, à l'Est et au Sud, c'est le contraire. Plus de différence qu'entre Calvin et Torquemada. Donc, on relance l'affaire Dreyfus, par substitution d'ennemis... Pourquoi Herzl proposa l'Ouganda à ses recrues? Le 75? oublié!  (kif dans une dernière version d'un fabricant de vérité : "HISTOIRE DES JUIFS DE FRANCE", Bourdrel, Albin Michel, 2004)
  Qui continue? Voyez-vous d'autres "messies"? par centaines! Napoléon, Franco, et même Hitler? pas piqué des curetons comme disent les ânnetons.

   Diverses raisons s'opposent à la pensée par ordinateur: le silicium n'est pas carbone. Même l'ordinateur à neurones synthétiques n'y arrivera pas. Il faut une motivation, et un choc sentimental pour créer. Le motiver? Il serait un fou de plus. Mais pourquoi créer un cerveau artificiel alors que la majorité des  cerveaux humains sont négligés, abêtis par décision? Alors il y reste une solution: lui demander ce qu'il peut faire et ce qui nous manque: la puissance et la vigilance: peut-être alors pourrait-il détecter dans un événement la structure bricolée que nous ne savons pas reconnaître? et mettre à jour une "pagode".
7. La civilisation, ce qui reste dans le cerveau droit...
quand le gauche a tout oublié".
    Prendre conscience d'un fait en cours d'exécution, l'expliquer le juger, n'est pas le but de la "conscience réflexive". Son rôle est avant tout de créer une meilleure réponse lors du renouvellement de l'événement vécu. Ainsi apparurent le harpon, l'aiguille, la hache, l'arc... Ensuite l'homme passa aux des "outilectuels", pour compter, mesurer...
    La pensée dépend de structures inconscientes qui refuseront, ou reconnaîtront un "déjà vu" sous une forme totalement différente. Un changement dans l'éducation s'impose. Accepter très tôt l'autonomie des enfants, leur enseigner des "bases-pour-penser" et des principes généraux pour la vie en société. Diables et Dominations, s'abstenir.
  abandonner la sélection par "con-cours" abrutissants, plagiats des institutions de dressage satammique, produisant du "diplomocus memoris causa". "Questions pour un champion" montre ce "dressage " uniforme en toute école, et Mary Carruthers, (dans "The Book of Memory", 1990, Cambridge University), nous permet de relier sur cinq millénaires,
"Memory was the psychological faculty valued above all others... human learning (was) above all based in memorative processes... the written page was understood to be a memory device... reading itself was regarded as an activity of the memory. "The conclusion seems that professional rhetoric teachers had little role in the initial development of medieval arts or memory", (page 150). "Memoria can be considered as one of the modélities of medieval culture (chivalry might be another). It has identifiable and verificable practices and procedures that affects a variety of cultural phenomena (the makings of books, the layout of the Bible, citational habits, classrooms diagrams, the prevalence of certain tropes in poetry, the compositional structures of sermons", (page 260).
  Mais surtout, créer des réflexes inconscients de problem-solving, et il semble que mes "trainings" sont la solution.

7.1 Schopenhauer,
( mon choix comme "philosophe du IIIème Millénaire"), a frôlé le problème, (il est passé à coté):
"Conscience therefore cannot provide enlightenment, precisely because it learns the result a posteriori..."
    Que faire lorsque l'éditeur vous demande d'ajouter 40 pages pour que votre chef-d'œuvre ne paraisse pas "pauvre" dans sa collection? Schopenhauer commença à broder dès sa grande intuition. Et il en fit quatre présentations,
  pour sa thèse de "docteur",
  pour ses étudiants,
  pour les Sociétés savantes,
  pour les "pessimistes de la Belle Epoque".
    Il passa son temps à dévier, sans arriver à comprendre ce que lui, (ou son père?), avait pressenti. Je ne reproche pas au Byron de la Pensée d'avoir ignoré le bicaméralisme, seulement de s'être complu dans la position souffrante, du génie ignoré, un tantinet philosybarite, qui attend son heure, satisfait de singer Kant:
"On me comprendra dans un siècle"?
    Il nous faut un Arthur. Que feront de lui, que lui feront les "Représentants du Monde"?
Ils lui bousilleront son WEB!

8/  Résumé, compilation des thèses de 23 penseurs très connus: "LA CONSCIENCE", par O. Putois, GF Flammarion, 2005
   .
Chap. I/ Un sujet pour unifier l'expérience consciente ?
DESCARTES,  MALEBRANCHE, LOCKE, LEIBNIZ, KANT,  HEGEL, HUSSERL,
Chap. I I/  Conscience et Finitude
TATOSSIAN , LOCKE , BERGSON,  ROUSSEAU, KIERKEGAARD, NIETZSCHE, SARTRE
Chap. III/ Le phénomène de la Conscience
JAMES , FREUD, LACAN, DENNETT, BLOCK, ROSENTHAL, NAGEL, VARELA et THOMPSON
    Insistance sur l'expérience, (le sujet lien entre le présent et son expérience, Kant, Hegel, James),  la perception de soi, (Locke, Leibnitz), le sentiment de soi, (Malebranche et Rousseau), l'intention, (Husserl; Sartre utilise "projet"), le choix, (Bergson après Kierkegaard précisant "désespoir du choix"!), le sentiment  du bien, (Rousseau).
       Aux USA, En général on s'appuie sur les scanners apparus. Thèse discutée de Dennett : "la conscience comme influence cérébrale". .
         Intéressante, le thèse de Nietzsche pour qui
"la mauvaise conscience est l'intériorisation des règles sociales",
 mais insuffisante selon mon expérience:
"Le cerveau droit emmagasinerait, conserverait les règles de la tribu"
         Donc, provoquearait le conflit, (de conscience), entre une occasion résente et un interdit enregistré. Avidemment, les définition de la conscience n'incluant pas le bicaméralisme me paraissent obsolète. Je procède différemment. (1) une hypothèse de recherche, (2) "BREAK", (Falsify to fortify),  en envisageant des conséquences, des utilisations. C'est très long car le dernier noodigme n'a pas de langage.
G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...